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« Rassemblement ! » : « Je crois au pouvoir de l'État sur la question des publics » (Aurore Bergé, AN)

News Tank Culture - Paris - Actualité n°231642 - Publié le 20/10/2021 à 09:00
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©  News Tank Culture
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« L'élargissement du public consiste-t-il à remplir les salles ou aller vers de nouveaux publics ? Pour moi, c’est un peu les deux. Ce que nous produisons doit avoir une valeur pour le public dans sa grande diversité. Il faut ensuite nous mettre en condition d’avoir toutes les compétences pour attirer les publics. On ne peut pas être chorégraphe et danseuse, et aussi travailleuse sociale. Même si dans la réalité, c’est un rôle que j’endosse, et avec beaucoup de plaisir. Il nous faut les moyens de mener à bien toutes les missions inscrites dans nos cahiers des charges », déclare Ambra Senatore Directrice @ Centre chorégraphique national de Nantes (CCN Nantes) • Co-présidente @ Association des Centres Chorégraphiques Nationaux (ACCN)
• Créations :- Il nous faudrait un secrétaire avec Marc…
, directrice du CCN Centre chorégraphique national  de Nantes, lors du débat « La danse et les publics : quel élargissement ? », organisé lors de la journée « Rassemblement ! », initiée par Chaillot-théâtre national de la danse et conçue et réalisée avec News Tank Culture • Média d’information indépendant et innovant, spécialisé dans l’actualité de la musique, du spectacle vivant, et des musées, monuments et du patrimoine. • Création : septembre 2012 • Proposant … , le 18/10/2021.

« On a parfois oublié que le lien et la relation avec les publics prend du temps, et s’inscrit dans un temps long. (…) Ce n’est pas en six mois qu’on peut établir une relation de confiance entre une équipe artistique, un établissement et des publics ”éloignés”. C’est là la place que le ministère de la Culture doit occuper : il est non seulement le garant de la liberté de création mais doit aussi penser la place des publics dans la relation avec les institutions culturelles. Je suis toujours vigilante lorsqu’on parle de décentralisation de la culture. Je crois au contraire au pouvoir de l'État sur cette question-là. La décentralisation de la culture a ses limites, parce que les politiques culturelles, au niveau local, peuvent être amenées à changer », indique Aurore Bergé Députée LREM de la 10ème circonscription des Yvelines @ Assemblée nationale • Membre de la commission des affaires culturelles et de l'éducation @ Assemblée nationale • Coordinatrice du groupe… , députée LREM La République En Marche des Yvelines.


• Cette journée invite les professionnels (danseurs, chorégraphes, directeurs de salles, d’écoles et de ballets, professionnels, observateurs) à échanger pour « analyser la situation présente du secteur, proposer des perspectives d’avenir et suggérer des pistes nouvelles ».

• Parmi les intervenants figurent au premier chef artistes et responsables de structures de création ou d’institutions dédiées à la danse.

• L'événement rend également compte de l’impact de la crise sanitaire liée à l'épidémie de Covid-19 sur la vie culturelle, et en particulier sur la danse.

« Possible d’avoir un projet artistique ambitieux sans être dans une relégation ou dans un enfermement esthétique » (E. Jouan)

  • « En Pays de la Loire, nous constatons ces derniers mois une baisse de la fréquentation, comparé à il y a deux ans. Plus précisément, sur le mois de septembre, la tranche d'âge 30-40 ans, qu’on croyait acquise à nos propositions, est absente. Nous n’avons pas encore assez de recul pour analyser les causes de cette absence.
  • L'élargissement du public consiste-t-il à remplir les salles ou aller vers de nouveaux publics ? Pour moi, c’est un peu les deux. Ce que nous produisons doit avoir une valeur pour le public dans sa grande diversité. Il faut ensuite nous mettre en condition d’avoir toutes les compétences pour attirer les publics. On ne peut pas être chorégraphe et danseuse, et aussi travailleuse sociale. Même si dans la réalité, c’est un rôle que j’endosse, et avec beaucoup de plaisir. Il nous faut les moyens pour mener à bien toutes les missions inscrites dans nos cahiers des charges.
  • Mon établissement ne fait, sauf de manière exceptionnelle, pas de programmation. Nous sommes surtout un lieu de création, démarche qui nous sert aussi à aller vers les publics, via le partage d’expérience. Cette expérience se partage à la fois en salle, pendant le spectacle, mais aussi pendant les ateliers et les actions que nous organisons. Après un an et demi de pause forcée, comment faire en sorte de remettre du lien avec le public ? 
  • La question de la gratuité ou des tarifs accessibles est un vrai sujet. Car le prix des places, malgré tout ce que l’on peut faire en amont pour donner envie au public de fréquenter nos lieux, peut avoir un effet repoussoir auprès de certains. »

    Ambra Senatore

  • Emanuelle Jouan - ©  D.R.
    « Toutes les questions relatives aux publics sont celles que nous nous sommes posées en lançant notre projet en 2007/2008. Le Théâtre Louis Aragon est en Seine-Saint-Denis, mais la Seine-Saint-Denis éloignée, située dans le nord du département. 
  • Le travail de longue haleine entrepris dans ce lieu arrivait en fin de cycle. Le modèle de l’artiste travaillant dans un lieu sur un temps donné et de la réunion des publics lors d’ateliers n'était plus du tout pertinent. Entrer dans une salle et constater qu’il n’y a pas de coïncidence entre le public présent sur les ateliers et celui qui assiste au spectacle pose un problème. En continuant comme cela, à terme, plus personne ne finira par fréquenter les salles.
  • Sur cette intuition, grâce au soutien de la DRAC Direction régionale des affaires culturelles , d'Arcadi Agence régionale pour la création artistique et la diffusion et du Département, nous avons mis en place une expérimentation : accueillir trois compagnies chorégraphiques en résidences longues, d’un an au minimum, qui permettent d’aborder à la fois les questions de création, d’accompagnement et de production, mais aussi de diffusion du répertoire des compagnies, avec un partage d’expérience auprès des publics sur tout le territoire. 
  • Ce que l’on a revendiqué dès le départ en montant le projet “Territoire(s) de la Danse”, c’est qu’il était possible de conjuguer un projet artistique ambitieux, avec des artistes de très haut niveau, sur un territoire réputé “dur à vivre“. Et qu’il était possible de faire le lien entre le “danser”, qui est présent partout dans la société, et le chorégraphique, soit la danse d’auteur. 
  • En 2018, nous avons fêté les 10 ans de “Territoire(s) de la Danse“ : nous avons accueilli 31 équipes artistiques. Nous avons creusé notre sillon sans rien lâcher du côté de l’accompagnement artistique et de la présence des artistes, pour créer des passerelles afin que deux mondes se rencontrent. Il est tout-à-fait possible d’avoir un projet artistique ambitieux sans être dans une relégation ou dans un enfermement esthétique. »

    Emmanuelle Jouan

  • « Le Dancing se situe sur un territoire assez grand. Le projet pour lequel j’ai été choisi souhaitait sortir la danse des lieux dédiés. La danse est partout, il faut l’accompagner et la développer. Il faut que des artistes puissent être présents sur les territoires pour tisser des liens. Si on parle d'élargissement des publics, il faut penser aussi à l'élargissement des espaces de création, avec le numérique d’un côté, et l’espace public de l’autre. 
  • Le projet du Dancing consiste donc à développer la danse sur le territoire. On ne peut pas être partout. Investir un territoire, c’est un beau projet, mais cela prend beaucoup de temps. Il y a une nécessité d’aller au devant des publics. Pas dans une stratégie de remplissage de salles, mais dans le but d’aller de partager du temps avec eux, pour tisser ce lien.
  • La salle a beaucoup d’importance dans cette rencontre, elle crée les conditions idéales pour cette rencontre. Les logiques de coopérations, de coréalisations avec des lieux partenaires sont importantes dans notre projet. Mais il y a tous les espaces à investir, qui ne sont pas des lieux dédiés et sont pour autant des lieux de création et de rencontres très riches. Beaucoup d’expérimentations sont à imaginer à cet endroit. 
  • Il y a également toute une pédagogie à développer avec les institutions et les élus, pour les sensibiliser à la danse, à la “danse située”, et à tout ce que cette pratique peut apporter à la société. »

    Frédéric Seguette

  • Aurore Bergé - ©  D.R.
    « J’ai eu l’opportunité de conduire une mission sur l'émancipation et l’inclusion culturelles, et d’aller à la rencontre de ceux qui “font“. Comment fait-on en sorte que la culture ne rentre pas uniquement dans la vie des Français par hasard, mais que l'État assure l'égalité d’accès à la culture ? C’est une question en lien avec celle des publics, et pas uniquement ceux de la danse. 
  • Y a-t-il des publics naturels ou non ? Je ne le crois pas. Cela signifierait aussi en contrepoint qu’il y aurait des publics naturellement exclus. La danse a cette codification universelle qui par essence la rend accessible. 
  • Comment le mesure-t-on la réussite d’un projet culturel ? Par le taux de remplissage d’une salle ? Par le taux de diversification des publics ? Sur ce que cela peut éveiller en chacun d’eux, et en faire au final des citoyens plus éclairés, plus à même de faire leurs propres choix ? L’impact d’une politique culturelle n’est pas nécessairement économique.
  • On a parfois oublié que le lien et la relation avec les publics prend du temps, et s’inscrit dans un temps long. Souvent on vous impose des projets devant se dérouler sur de courtes durées, ou des partenariats et recherches de subventions qui visent le court terme. Or, ce n’est pas en six mois qu’on peut établir une relation de confiance entre une équipe artistique, un établissement et des publics “éloignés“. C’est là la place que le ministère de la Culture doit occuper : il est non seulement le garant de la liberté de création mais doit aussi penser la place des publics dans la relation avec les institutions culturelles. 
  • Je suis toujours vigilante lorsqu’on parle de décentralisation de la culture. Je crois au contraire au pouvoir de l'État sur cette question-là. La décentralisation de la culture a ses limites, parce que les politiques culturelles, au niveau local, peuvent être amenées à changer. Parce que ce qui était une priorité un jour peut ne plus l'être le lendemain. 
  • L’un de mes chevaux de bataille reste l'EAC Éducation artistique et culturelle . Si l’on ne veut pas que la culture devienne un facteur de reproduction sociale là où elle doit en réalité être un facteur d'émancipation, il faut du temps scolaire obligatoire consacré à l'éducation artistique et culturelle. Avec de la pratique culturelle et aussi de la rencontre avec des artistes. Et la danse, par sa dimension universelle, y a toute sa place. »

    Aurore Bergé

  • Sonia Leplat - ©  D.R.
    « Je suis directrice générale de l'établissement et programmatrice de la MPAA Maison des pratiques artistiques amateurs . Notre principale activité est l’accueil, et nous ne construisons pas la programmation dans une logique habituelle. Nous la construisons à partir de ce qui se pratique et de ce que l’on accueille. 
  • Nous essayons de le faire de plus en plus avec ceux qu’on accueille, qui sont des amateurs. Ce n’est pas simple et nous n’avons pas réussi à construire d’expérimentations suffisamment poussées pour qu’on puisse les évaluer. 
  • Sur la base des 500 projets accueillis chaque année, nous avons une centaine de projets “danse“. Il n’y a pas une danse mais des danses. Nous accueillons des formats qui sont pour partie issus de modèles académiques, mais ce n’est pas la majorité. Nous avons beaucoup de danses “urbaines“, des formes de hip hop très variées : du krump, du voguing… Mais en premier lieu, nous accueillons des danses traditionnelles, folkloriques, familiales, qu’on ne transmet pas beaucoup dans les milieux institutionnels.
  • À la MPAA, nous revendiquons être une porte d’entrée pour des pratiques qui ne sont pas nécessairement valorisées sur des scènes de spectacle, mais qui le sont davantage dans des mariages ou des fêtes populaires. »

    Sonia Leplat

  • « Sur la question de l’EAC, il faut réfléchir au statut de l’artiste, qui est artiste quand il est en studio mais qui ne l’est plus lorsqu’il vient parler aux scolaires ou intervient en milieu hospitalier. Réglons ce problème du statut, et nous pourrons alors avancer sérieusement. 
  • La réflexion sur la salle de spectacle est différente selon les territoires. Chez nous, un samedi soir, si la lumière du théâtre est éteinte, il n’y a pas grand-chose d’autre. Il est donc décisif pour le partage de l’expérience, pour le fait de faire communauté ».

    Emmanuelle Jouan

« Remettre à plat nos cahiers des charges pour qu’ils soient en phase avec nos énergies, nos moyens » (F. Seguette)

  • Frédéric Seguette - ©  D.R.
    « Tout le monde danse, cela a été dit. Mais chorégraphier, c’est faire communauté avec toutes les individualités et les singularités qui dansent. Cela peut se faire partout, dans l’espace numérique et public. Ouvrir les publics, c’est aussi ouvrir les regards de ceux qui ne voient pas ce que peut apporter la danse.
  • Élargir les public, c’est aussi avoir les moyens d’aller à la rencontre de ces publics et avoir des équipements pour accueillir ces publics, des lieux qui sont dédiés à cela. Élargir les publics, c’est un projet  commun qui doit assembler toute une communauté, cela passe par nous et par les politiques publiques. 
  • Nous avons été choisis sur la base d’un projet, et nous retrouvons à devoir le décliner en différents formats, qui sont chronophages, et demandent du temps et de l'énergie. Cela est lié au cahier des charges. Le cahier des charges est un encouragement, une manière de nous motiver.
  • Peut-être faudrait-il les remettre à plat, pour qu’ils soient en phase avec nos énergies, nos moyens et nos envies. Et pour que l’on aille tous dans la même direction, sans que cela soit à chaque fois un parcours du combattant. »

    Frédéric Seguette

  • Ambra Senatore - ©  D.R.
    « Le cahier des charges des CCN me paraît adapté, mais les moyens que l’on met en face pour le réaliser est un vrai sujet. Dans notre CCN, il faudrait six personnes à la médiation alors que nous n’en avons que trois. Nous respectons pourtant notre cahier des charges, mais tout se fait toujours dans une course effrénée, sans les moyens dont nous devrions disposer. 
  • Sur le cahier des charges, peut-être faudrait-il intégrer des nuances pour les lieux de diffusion et de programmation, pour être sûr que la danse soit incluse dans les compétences du directeur. Tant qu’il n’y a pas cette connaissance, la programmation de danse peut rester assez faible, voire être inexistante. »

    Ambra Senatore

  • « L'évaluation va de pair avec le cahier des charges. Et cette évaluation ne peut pas se faire que sur du quantitatif. On doit évaluer les projets sur la production de valeur sociale, éducative et psychologique. 
  • Nous, les scènes conventionnées nationales art et création pour la danse, sommes libres dans notre projet. Chacun l'écrit librement et c’est sur cette base que nous sommes évalués. 
  • De mon côté j’ai une chance inouïe de pouvoir proposer ce dispositif de résidences longues, dispositif qui est dans une circulaire du 08/06/2016. Le problème est qu’il n’est pas financé, mais tout est dedans, et l’on pourrait imaginer, grâce à cela, mettre de la danse partout. Cela veut dire : rendre possible la présence d’artistes, au quotidien, sur l’ensemble du territoire national. »

    Emmanuelle Jouan

  • « Sur l'évaluation des politiques publiques, quels sont les critères pertinents ? Ce n’est évidemment pas en remplissant un tableau XL qu’on y parviendra.
  • Sur l’EAC, on dit qu’il faut “toucher”, mais cet objectif semble assez vague. L’EAC se construit sur le temps long, sur des projets qui vont durer plusieurs mois voire parfois quelques années. Cela suppose une évaluation sur des cohortes. On a besoin de ces approches d'évaluation sur le temps long. 
  • Il faut aussi mieux préciser ce que l’on attend de nos instituions publiques. Aujourd’hui, ce n’est pas clair : d’un côté on élargit le champ des missions sans forcément y mettre les moyens, avec des appels à projets qui sont l’inverse du temps long. 
  • Et puis il y a la politique partenariale de vos établissements, qui n’entre pas dans les critères avec lesquels on évalue les directeurs de structures. Celui qui va faire l’effort de nouer des partenariats avec des associations locales et de développer des choses structurantes ne sera pas plus valorisé ni mieux accompagné que quelqu’un qui aura une politique plus “enfermante” de son établissement. 
  • Au niveau local, le budget pour la culture est toujours le plus difficile à obtenir. La création d’un équipement sportif est toujours plus facilement votée au sein d’une collectivité qu’un projet culturel, comme si son impact était plus facilement mesurable ou démontrable. 
  • Il faut que l’on puisse démonter ce que la politique culturelle génère, et ce n’est pas lié à un taux de remplissage. Cela ne peut se faire que si l’on accepter de mesurer sur du temps long. »

    Aurore Bergé

  • « Le temps long compte, le qualitatif aussi. Il faut être capable d’accompagner un changement de modèles. Et concevoir des modèles qui sont beaucoup plus liés à nos réalités de territoire, à nos moyens, et à l'évolution du cahier de charges.
  • Car si on continue à calquer les cahiers des charges alors qu’on n’a pas les mêmes missions, on est dans la l’incohérence. A la MPAA, nous sommes une maison dédiée à la pratique amateur, nous ne sommes pas labellisés. Quid de la place de l'État dans cette expérimentation ? Et celle d’autres collectivités ? Nous sommes un lieu expérimental mais aussi concret, avec 30 000 personnes qui défilent dans nos espaces chaque année. »

    Sonia Leplat 

« Inviter le spectateur non seulement à l’intérieur du théâtre, mais le croiser aussi chez lui et dans l’espace public » (G. Cristoforetti)

  • Gigi Cristoforetti - ©  D.R.
    « Nous allons postuler pour devenir le premier Centre chorégraphique d’Italie. Quel est notre cahier des charges ? Nous n’en savons rien. Notre ministère de la Culture évalue les projets artistiques mais ne fixe pas de missions ni de cahier des charges. Nous serons évalués sur des éléments quantitatifs, le nombre de représentations, le nombre d’artistes associés, etc. 
  • C’est une responsabilité et une opportunité importantes. Ne pas avoir de mission peut sembler problématique, mais il faut mettre cela en perspective avec la contemporanéité des modèles.
  • Concernant le développement des publics, nous sommes posé quatre questions : où est le public ? Qu’est-ce qui l’intéresse le plus dans le spectacle vivant ? Qui sont les publics potentiels les plus curieux et dynamiques ? Comment proposer de nouveaux modèles créatifs au public ?
  • Où est le public ? Pendant la confinement, il était chez lui, et nous avons fait en sorte de faire entrer le théâtre dans leurs foyers. Nous n’avons pas fait du streaming à proprement parler, mais choisi d’investir dans des productions spécifiques commandées à des chorégraphes, en partenariat avec Rai 5. 
  • Les deux phares de notre action seront la production vidéo et l’espace public, afin d’inviter le spectateur non seulement à l’intérieur du théâtre, mais aussi de le croiser chez lui et dans l’espace public. Il faut construire un futur avec les bases qui sont celles d’aujourd’hui. 
  • Qu’est-ce qui intéresse le plus le public dans le spectacle vivant ? En Italie, c’est le théâtre et la musique. Il faut donc investir dans de nouvelles directions. Dans notre projet, nous présenterons des créations hybrides, à plusieurs structures et plusieurs artistes. Mais il y aura aussi des spectacles dans la ligne avec l’histoire de l’Aterballetto. Cette hybridation est nécessaire pour croiser les publics, et pour les faire venir dans tous les lieux qui participent à ces coproductions. 
  • Comment proposer de nouveaux modèles créatifs au public ? Cela nécessité d’investir dans la technologie. En décembre, nous allons entamer notre quatrième production en réalité virtuelle. Il ne s’agit pas, là aussi, d’adaptation de créations faites pour le théâtre, mais de spectacles commandés à des chorégraphes, conçus pour cette technologie et avec le spectateur intégré dans le plateau.
  • Le problème n’est pas d’avoir plus de spectateurs et de remplir les salles, mais d'élargir la base sociale de nos établissements. Pour cela, il faut des propositions différentes, qui passent par de l’empathie ou de l’accessibilité esthétique. »

    Gigi Cristoforetti 

Chaillot - Théâtre national de la Danse

• La grande salle du Théâtre de Chaillot est inaugurée le 24/02/1939 (c’est dans cette salle qu’est signée la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme le 10/12/1948).

• Reconnu « théâtre national » en 1975

• 3 salles : la salle Jean Vilar de 1 250 places, la salle Firmin Gémier totalement rénovée de 2013 à 2017 (modulable de 390 places assies à 600 places debout), et le studio Maurice-Béjart (80 places) devenu la Fabrique Chaillot (accueil d’artistes en résidences de création) en 2017

• Mission : promouvoir la danse contemporaine

• Direction : Rachid Ouramdane (depuis le 06/04/2021)

• Directeur délégué : Pierre Lungheretti (à compter du 01/01/2022)

• Contact : Marie Pernet, attachée de presse

• Tél. : 01 53 65 31 22


Catégorie : Théâtre


Adresse du siège

1 Place du Trocadéro et du 11 Novembre
75116 Paris France


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Fiche n° 237, créée le 27/09/2013 à 13:23 - MàJ le 17/12/2021 à 14:32

News Tank Culture (NTC)

• Média d’information indépendant et innovant, spécialisé dans l’actualité de la musique, du spectacle vivant, et des musées, monuments et du patrimoine.
• Création : septembre 2012
• Proposant à la fois un fil d’actualités, des dossiers de fonds, des interviews et de grands entretiens, des data et un annuaire des professionnels et des organisations, News Tank Culture s’adresse aux dirigeants et acteurs de la culture. Il organise également chaque année Think Culture, une journée d'échange et de débat autour de l’innovation dans le pilotage de la culture, avec la volonté de décloisonner les secteurs culturels.

• Direction :
- Bertrand Dicale, directeur général
- Anne-Florence Duliscouët, directrice déléguée, en charge des contenus
- Alexis Bouhelier, directeur du développement

• News Tank Culture est une filiale de News Tank Network, créée par Marc Guiraud et Frédéric Commandeur, qui a également développé :
News Tank Football,
News Tank Higher ed & research,
News Tank RH Management,
News Tank Cities,
News Tank Mobilités.
Le groupe totalise une soixantaine de collaborateurs.


Catégorie : Média
Maison mère : News Tank (NTN)


Adresse du siège

48 rue de la Bienfaisance
75008 Paris France


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Fiche n° 6882, créée le 03/04/2018 à 03:02 - MàJ le 07/04/2021 à 19:19

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