L’abonnement à News Tank Culture est payant, merci de respecter la propriété intellectuelle et de ne pas transférer cet article sans autorisation préalable de News Tank Culture.

We Are French Touch 2025 : « L’utilisateur devient la télécommande » (Michèle Benzeno, ex-Webedia)

News Tank Culture - Paris - Actualité n°421051 - Publié le
- +
©  Jean Zeid
De gauche à droite : Y. Panazol, J.-P. Cheylan, T. de Raguenel, A. Marin, M. Benzeno - ©  Jean Zeid

« Il y a peu, cette table ronde aurait été impossible. Les médias traditionnels considéraient les créateurs comme des sous-producteurs. Les créateurs voyaient la télévision comme un vieux média. Ces mondes ne se comprenaient pas », déclare Michèle Benzeno, ex-directrice générale de Webedia et membre du conseil d’administration de l’UMICC Union des métiers de l’influence et des créateurs de contenu , lors de la table ronde « Quand médias et créateurs inventent de nouveaux modèles » organisée dans le cadre de We Are French Touch le 26/11/2025 au Palais Brongniart à Paris.

« Sur YouTube, l’audience interagit, pose des questions, like, partage, recommande. Cette voie de retour n’existe pas à la télévision. Le rapport au public s’en trouve transformé », indique Tiphaine de Raguenel, directrice de la stratégie éditoriale de France Télévisions. Pour Antonin Marin, co-fondateur du Crayon Groupe, « l’apport majeur des créateurs tient à la sincérité. Le public se sentait exclu du monde des journalistes et producteurs. Les créateurs ont instauré une proximité : “Vous êtes avec nous, on ne vous ment pas.” »

« La force de TikTok est de permettre à chacun, depuis sa chambre, de révéler son talent. Nous encourageons l’unicité, non l’imitation », déclare Jean-Patrick Cheylan, directeur des opérations de TikTok France

News Tank rend compte des échanges.


Les intervenants
  • Michèle Benzeno, ex-directrice générale de Webedia, board advisor, enseignante à Sciences Po et à l'ESCP École supérieure de commerce de Paris , membre du conseil d’administration de l’UMICC
  • Tiphaine de Raguenel, directrice de la stratégie éditoriale, France Télévisions
  • Antonin Marin, co-fondateur et directeur des rédactions, Le Crayon Groupe
  • Jean-Patrick Cheylan, directeur des opérations, TikTok France
  • Modératrice : Yona Panazol, chargée de mission senior plan French Touch, Bpifrance Banque publique d’investissement

État des lieux de la creator economy

  • « Aujourd’hui, le marché français de la creator economy est estimé à 6,3 milliards de dollars, avec une croissance annuelle estimée sur les prochaines années à plus de 21 %. C’est un secteur en pleine structuration.
  • La France est le troisième marché européen derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne. Cela représente 1,5 million d’emplois : un tiers de créateurs de contenus directs, mais aussi toute une partie d’emplois périphériques. On compte environ 300 000 créateurs de contenus en France, dont un bon quart peut vivre de son activité. »

    Yona Panazol

L’évolution des usages : une révolution de la consommation

  • « Chez France Télévisions, nous observons clairement une révolution des usages, notamment une progression exponentielle des usages à la demande. Aujourd’hui, les Français consomment en moyenne un peu plus de 4 heures de vidéos par jour. Sur ces 4 heures, 60 % correspondent à de la télévision en direct et 40 % à des usages à la demande.
  • Ces 40 % à la demande se décomposent en trois segments : le replay de la télévision historique, la SVOD service de vidéo à la demande par abonnement (trente minutes quotidiennes) et les réseaux sociaux et plateformes vidéo (une heure quotidienne). Le clivage générationnel est net : chez les moins de 50 ans, la répartition atteint 50-50 entre live et demande ; chez les plus jeunes, la demande domine largement. Première révolution. La seconde en découle : la segmentation des contenus et l’exigence croissante de personnalisation. »

    Tiphaine de Raguenel
  • « Il y a vingt ans, le spectateur attendait le signal de la chaîne pour accéder à son programme. Désormais, un glissement de doigt suffit : l’utilisateur devient la télécommande. La consommation linéaire a cédé la place à une consommation à la demande, pilotée par les algorithmes. Lire un article, regarder une vidéo, commenter, interagir, scroller : le passage au numérique a bouleversé le rapport au contenu, au temps, à la consommation et aux marques.
  • Deux dynamiques structurent cette révolution : convergence et transformation. Plus de 20 millions de Français consomment YouTube sur leur téléviseur. Les diffuseurs traditionnels se muent en plateformes, plaçant l’expérience numérique au cœur de leur stratégie. Les plateformes de SVOD adoptent le modèle publicitaire des chaînes. Les créateurs de contenu deviennent des médias, leur communauté constituant désormais un actif. Toutes les frontières volent en éclats. Le modèle économique suit la même trajectoire : au-delà de la publicité historique, il intègre droits dérivés, produits, événements, merchandising. Une mutation systémique qui impose l’excellence. »

    Michèle Benzeno
  • « Le contenu a cessé d’être linéaire ; la télévision n’est plus le passage obligé. Un utilisateur passe en moyenne 52 minutes par jour sur YouTube, et le deuxième écran d’utilisation de la plateforme est le téléviseur. Les usages se transforment en profondeur.
  • Exemple concret : le débat récent entre Éric Zemmour et Raphaël Glucksmann. Je ne l’ai pas regardé en direct, mais en replay, complété par le react de Clément Viktorovitch analysant l’échange sur YouTube. La consommation s’est fragmentée et recomposée. »

    Antonin Marin
  • « La creator economy n’est plus une tendance émergente : ces convergences constituent désormais un état de fait. Tous les acteurs cherchent à accompagner et contribuer à un écosystème porteur de valeur.
  • Les collaborations entre médias, créateurs et plateformes se multiplient, et le rôle des plateformes consiste à venir en support de cet écosystème. Sur le plan des contenus, les formats s’allongent : à l’échelle de TikTok, cela représente des vidéos de plus d’une minute, une minute trente, tandis que les podcasts atteignent désormais plusieurs heures.
  • Un autre changement majeur concerne la fonction même des plateformes. Initialement conçues comme sources de divertissement, elles servent aujourd’hui l’apprentissage et l’éveil de l’esprit critique - un usage que nous observons sur de nombreux marchés, particulièrement en France depuis quelques années. Les utilisateurs venaient d’abord chercher du savoir académique, par exemple comprendre un concept de mathématiques resté obscur au lycée. Progressivement, cette quête s’est élargie à la compréhension du monde : affaires publiques, géopolitique, économie. Cette demande génère de nouveaux contenus, portés à la fois par des créateurs qui s’emparent des codes de l’information et par des médias traditionnels qui utilisent ces plateformes comme canal d’accès à de nouvelles audiences. »

    Jean-Patrick Cheylan

Le service public face aux nouveaux usages

  • « Notre stratégie repose sur deux axes. Premier axe : s’adresser à tous, mission du service public. Cela implique de développer notre offre à la demande et de diffuser sur YouTube et les réseaux sociaux. L’hyper-distribution renforce les enjeux de marque et d’attribution.
  • Second axe : la création de contenus. Nous produisons information, compétitions sportives, contenus culturels, et investissons dans la création originale. L’objectif : proposer des programmes qui font poser le téléphone. La série “Les Survivants”, lancée pour la commémoration du 13 novembre, incarne ce type de contenu - une série que l’on regarde sans son téléphone.
  • Les créateurs apportent des savoir-faire précieux. Nous devons nouer des partenariats pour questionner nos formats. Nos incarnants peuvent-ils exister sur les réseaux sociaux ? Comment accueillir des créateurs sur des événements qu’ils ont initiés ?
  • Le GP Explorer illustre cette dynamique gagnant-gagnant : 6 millions de personnes touchées, 1,2 million d’audience à l’antenne, autant sur Twitch. Nous avons atteint un public plus jeune - l’âge moyen sur France 2 est de 49 ans. L’enseignement majeur : rester un mass média tout en cultivant un lien fort avec des communautés affinitaires. »

    Tiphaine de Raguenel

La professionnalisation de la creator economy

  • « Le phénomène reste récent. YouTube fête ses 20 ans : nous atteignons le pic du réacteur. Il y a dix ans, le terme “influenceur” dominait, quelques YouTubers dépassaient le million d’abonnés, l’approche restait mono-plateforme, les thématiques se limitaient à l’humour et au jeu vidéo.
  • Depuis, tout s’est démultiplié : plateformes, thématiques - sport, science, cinéma, politique, information -, et nombre de créateurs, qui atteint 350 000 en France. Cette expansion a engendré une professionnalisation de l’industrie. TikTok a joué un rôle majeur, permettant des productions sophistiquées, proches des standards d’un broadcaster TV, adossées à des financements colossaux.
  • J’ai connu ces créateurs adolescents sortis de leur chambre avec leur webcam - Squeezie, Cyprien, Sardoche. Ils ont grandi avec YouTube et sont devenus des professionnels parce que nous les avons accompagnés pour identifier leur audience sur l’ensemble des plateformes.
  • Le mouvement actuel - des créateurs qui deviennent producteurs - n’a rien d’inédit. Nagui, Arthur, Thierry Ardisson incarnaient déjà le modèle de l’animateur-producteur. Les créateurs d’aujourd’hui occupent cette même position : producteurs, incarnants, capables de concevoir des émissions complémentaires à la télévision.
  • La tendance récente : une quête d’indépendance. Ces créateurs, longtemps affiliés aux grands groupes, s’orientent vers l’entrepreneuriat. Ils bâtissent leurs marques, certains fondent leur maison d’édition. La communauté est devenue un actif entrepreneurial. Demain, les créateurs vendront peut-être davantage des droits sur leurs IP Propriété intellectuelle qu’ils ne monétiseront de la publicité.  »

    Michèle Benzeno
  • « Nous avons créé Le Crayon en 2019, juste avant le Covid, à partir d’un constat. Grands consommateurs des réseaux sociaux émergents - Instagram, YouTube, puis TikTok pendant le confinement -, nous avions grandi avec les émissions de Laurent Ruquier et Thierry Ardisson, ces animateurs-producteurs qui nous ont inspirés. Nous voulions retrouver ce type d’émissions sur YouTube. Elles n’existaient pas.
  • Nous avons fait ce que font tous les créateurs : prendre un téléphone, improviser une émission de débat, filmer depuis notre chambre. Nous avons invité des personnes aux engagements militants opposés et les avons réunies autour de discussions contradictoires. Le succès a été immédiat : le besoin que nous ressentions était manifestement partagé.
  • À partir de là, nous avons produit nos émissions sur YouTube, rapidement compris la nécessité de décliner en format court pour relayer sur d’autres canaux. La question du business model s’est vite imposée. Nous ne vendions pas encore nos IP - c’est toujours le cas. Pour financer le média, nous avons fondé Le Surligneur, une agence de relations presse et d’influence. Cette structure nous a permis d’exploiter les compétences développées pour le média au service de clients, et ainsi de disposer d’un modèle économique viable.
  • En parallèle, notre ambition était de mettre en avant des intervenants capables d’échanger et de débattre, sans nécessairement nous exposer nous-mêmes. Mais nous avons rapidement intégré une réalité : l’ère du personal branding fait de manager les compétences d’une personne, ses valeurs et sa valeur ajoutée pour son entourage, son public professionnel, son positionnement et son image, comme on markete un service impose aux créateurs d’incarner leurs propos. »

    Antonin Marin

Le rôle des plateformes : TikTok comme tremplin

  • « L’incarnation a transformé les contenus. Il y a quinze ans, les recettes dominaient avec du stop motion impersonnel - des mains vues d’en haut. Désormais, l’utilisateur voit la personne cuisiner et donner des conseils : cette proximité crée le lien.
  • Notre rôle auprès des médias : venir en support et générer des audiences additionnelles, via la distribution de contenu et la découverte de nouveaux talents. Nous constituons un canal additionnel ciblant une audience plus jeune ou plus spécifique.
  • Le cœur de TikTok réside dans ses communautés de niches. La plateforme n’est pas sociale au sens classique, mais orientée divertissement : les utilisateurs se connectent avec des personnes partageant leurs centres d’intérêt, non avec leur entourage. La recommandation constitue le moteur central. Sur TikTok, des communautés font des recommandations, les ayants droit postent des extraits. Notre mission : ramener ces utilisateurs vers d’autres écrans. Des fonctionnalités comme Spotlight redirigent vers l’achat de billets de cinéma ou les plateformes de streaming.
  • Sur la découverte de talents, deux exemples. Ebony, candidate de la Star Academy, a été repérée grâce à sa communauté TikTok. NRJ nous a contactés pour renouveler son pool d’animateurs : nous avons organisé un appel au casting sur la plateforme. La force de TikTok : permettre à chacun, depuis sa chambre, de révéler son talent. Nous encourageons l’unicité, non l’imitation. NRJ a recruté de nouveaux animateurs à temps plein. »

    Jean-Patrick Cheylan

La fin de la défiance entre télé et créateurs

  • « Il y a peu, cette table ronde aurait été impossible. J’ai longtemps navigué entre deux camps marqués par des complexes de supériorité et d’infériorité. Les médias traditionnels considéraient les créateurs comme des sous-producteurs - je l’assume. Les créateurs voyaient la télévision comme un vieux média. Ces mondes ne se comprenaient pas. Aujourd’hui, les cas d’usage se sont multipliés : ce n’est même plus un sujet.
  • L’évolution créateur-producteur a facilité ce rapprochement. De nombreux créateurs sont devenus indépendants, ont monté leur studio, intégré les mêmes compétences qu’un diffuseur - réalisateurs, post-production, monteurs, auteurs, équipes commerciales. Ces structures intégrées leur ont fait prendre conscience de leur complémentarité avec les diffuseurs : générer 5 millions de vues sur YouTube n’équivaut pas à rassembler 4 millions de téléspectateurs en prime time première partie de soirée chaque semaine.
  • Je salue France Télévisions qui, il y a deux ans, s’est lancé sur Twitch avec humilité, en écoutant les acteurs du streaming. Cette approche authentique et interactive, hors des codes télévisuels, explique le succès. »

    Michèle Benzeno
  • « La méfiance a longtemps prévalu entre les deux mondes. Les créateurs percevaient la télévision comme vieillissante ; la télévision voyait les créateurs comme des amateurs. Pourtant, la télévision détient des atouts considérables : des IP puissantes, des événements fédérateurs, des moments de partage. Nous avons tous grandi avec ces émissions - NRJ Music Awards, César, Koh-Lanta, Questions pour un champion. En tant que créateurs, nous respectons cet héritage et souhaitons y participer.
  • Les ponts se construisent. Des créateurs animent désormais des émissions télévisées ; la télévision diffuse des programmes nés sur le web. L’hybridation progresse des deux côtés. Au Crayon, nous n’avions initialement aucun dialogue avec les producteurs. Aujourd’hui, nous échangeons pour adapter nos formats réseaux sociaux à la télévision.
  • L’apport majeur des créateurs tient à la sincérité. Le public se sentait exclu du monde des journalistes et producteurs. Cette authenticité, recherchée par l’audience, peut enrichir la télévision. Le programme “Loup-Garou” sur Canal+ en témoigne : un héritage réseaux sociaux dans la fabrication, la narration, l’incarnation. »

    Antonin Marin

Une nouvelle narration : le choc culturel positif

  • « La narration des créateurs se distingue par sa dimension directe. Sur YouTube, l’audience interagit, pose des questions, like, partage, recommande. Cette voie de retour n’existe pas à la télévision. Le rapport au public s’en trouve transformé.
  • Nous exploitons cette dynamique sur nos grands événements, notamment sportifs, avec des créateurs apportant un traitement spécifique - comme les matchs réalisés avec Yannick. Nous développons aussi les reacts autour de nos programmes. Un partenariat s’annonce autour d’une nouvelle série : un créateur proposera sa propre lecture pour un public qui ne viendrait pas spontanément sur France Télévisions.
  • L’enjeu à chaque fois : identifier le bon incarnant, son apport spécifique, la cohérence avec notre ligne. Nous travaillons directement avec les créateurs, sans intermédiaires, car le mélange production traditionnelle-créateur fait parfois perdre leur savoir-faire et leur singularité. »

    Tiphaine de Raguenel
  • « Pour les animateurs de télévision, les réseaux sociaux permettent d’étirer le programme : montrer les coulisses, lever le voile, révéler d’autres facettes de leur personnalité. Nikos excelle dans cet exercice. Cette connexion ramène des téléspectateurs vers l’antenne.
  • L’intérêt réside aussi dans la possibilité de sortir du cadre, de raconter ce qui ne peut se dire à l’antenne, de se livrer autrement. Cyril Hanouna, très engagé sur les plateformes, a fédéré une communauté qu’il emmène ensuite sur de nombreux sujets.
  • Décliner des émissions sur les plateformes avec des créateurs - qu’ils animent ou participent - ouvre de nombreuses possibilités et renouvelle le catalogue de contenus. »

    Jean-Patrick Cheylan

L’information et la lutte contre la désinformation

  • « L’urgence est réelle. Être créateur reste difficile : solitude, besoin de financement, cyberharcèlement. Il faut créer des standards, des normes, des labellisations. Diffuseurs, plateformes et médias traditionnels partagent la responsabilité de donner aux créateurs les moyens de lutter contre la désinformation.
  • En tant que membre du conseil d’administration de l’UMICC, je souligne l’urgence absolue d’agir. Les signaux d’alerte se multiplient : lors des élections européennes, des pressions ont visé des créateurs d’information pour les engager à prendre parti - c’est de l’ingérence numérique. Pendant les conflits géopolitiques, le phénomène de “block-out” a forcé des créateurs à se positionner par le boycott. C’est une menace pour la démocratie.
  • L’UMICC travaille sur un statut de créateur de contenu d’information - distinct du journaliste mais reconnu à l’échelle européenne par le ministère de la Culture et les plateformes. Une charte vise à labelliser ces créateurs, normer la création d’information via des règles de déontologie, dissocier l’opinion des faits, imposer la publication des sources. Tout cela nécessite des financements. »

    Michèle Benzeno
  • « Notre approche repose sur la collaboration avec des experts. Sur la désinformation, nous travaillons avec plus de 15 vérificateurs de faits dans le monde, en France avec l'AFP Agence France Presse depuis plusieurs années. Nous menons des campagnes sur la désinformation et l’éducation aux médias : comment identifier une information légitime ? Comment repérer un contenu modifié par l’intelligence artificielle générative ?
  • L’objectif : offrir un écosystème sain aux experts de l’information et aux créateurs, pour qu’ils nourrissent le débat public sans conséquences néfastes. Les formats longs permettent de développer une idée, pas seulement d’envoyer une breaking news en quelques secondes.
  • Nous avons mené des campagnes avec des associations contre le harcèlement, organisé des lives avec Élisabeth Borne et Gabriel Attal sur le harcèlement scolaire. Sur ces sujets, nous collaborons avec des experts qui nous aident à améliorer l’écosystème. »

    Jean-Patrick Cheylan

Un point de vigilance : les enfants et les réseaux sociaux

  • « Un sujet moins consensuel : les enfants et les réseaux sociaux. Nous estimons essentiel de donner des règles claires aux parents. Pas d’écran avant 3 ans. Avant 6 ans, pas plus d’une heure. Pas de réseaux sociaux avant un âge avancé. Cette question préoccupe fortement les parents français.
  • Les écrans ne sont pas néfastes en soi - les enfants ont besoin d’images pour se construire -, mais c’est comme les légumes : certains sont meilleurs que d’autres. Les partenariats sont possibles, les frontières ouvertes, mais sur le public jeune, des règles spécifiques s’imposent. »

    Tiphaine de Raguenel

Bpifrance (BPI)

• Société anonyme (SA), détenue pour le compte de l’État à parts égales (50 %) par l’établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC) Bpifrance et la Caisse des dépôts et consignations
• Nom commercial :
Bpifrance

• Missions :
- Promouvoir la croissance par l’innovation et le transfert de technologies
- Contribuer au développement économique en prenant en charge une partie du risque résultant des crédits accordés aux PME (petites et moyennes entreprises)
- Contribuer aux besoins spécifiques de financement des investissements et des créances d’exploitation des PME.

• 2024 en chiffres :

  • Financement : 20 Md€ de financements accordés au bénéfice de plus de 15 000 entreprises.
  • Garantie : 4,7 Md€ de garantie en risques.
  • Innovation : 5,2 Md€ d’aides et de prêts à l’innovation au bénéfice de plus de 5 500 entreprises.
  • Export : 22 Md€ déployés auprès de 2 006 exportateurs.
  • Investissement : 2,2 Md€ d’investissement direct, et 75 nouvelles souscriptions pour l’activité fonds de fonds réalisés pour 1,7 Md€.
  • Accompagnement : 50 nouveaux accélérateurs, 8 669 missions de conseil réalisées, et plus de 30 000 personnes formées en e-learning.
  • Création : 86 332 créateurs et 162 500 porteurs de projets accompagnés.

• Directeur général : Nicolas Dufourcq

• Contact : Sophie Santandrea, responsable des relations médias
Tél. : 01 41 79 95 26 / 07 88 09 28 17


Catégorie : Banque Assurance


Adresse du siège

27-31 avenue du Général Leclerc
94710 Maisons-Alfort Cedex France


Consulter la fiche dans l‘annuaire

Fiche n° 800, créée le 26/12/2013 à 11:18 - MàJ le 07/05/2026 à 09:28


© News Tank Culture - 2026 - Code de la propriété intellectuelle : « La contrefaçon (...) est punie de trois ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende. Est (...) un délit de contrefaçon toute reproduction, représentation ou diffusion, par quelque moyen que ce soit, d'une oeuvre de l'esprit en violation des droits de l'auteur. »

©  Jean Zeid
De gauche à droite : Y. Panazol, J.-P. Cheylan, T. de Raguenel, A. Marin, M. Benzeno - ©  Jean Zeid