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« Les investisseurs privés français connaissent mal la music tech » (J.-F. Bert, Music Tech France)

Paris - Publié le mardi 29 octobre 2019 à 18 h 00 - n° 166602 « Music Tech FranceMusic Tech France entend, dans un premier temps, être un accélérateur de business. Nous voulons faire en sorte que les gens se rencontrent. Nous estimons à peu près à 400 le nombre de structures qui entrent dans notre périmètre, et qui devraient beaucoup mieux se connaître. (…) Pour favoriser ces rencontres, nous allons organiser des rendez-vous mensuels, auxquels nous convierons nos membres afin de multiplier les synergies et les échanges de bonnes pratiques. Mais nous allons aussi instaurer des rendez-vous réguliers avec l’ensemble des partenaires avec lesquels nous interagissons : les acteurs du live, de la musique enregistrée, des plateformes ou de la gestion collective seront conviés pour échanger autour des enjeux de l’innovation. L’idée est de faire se rencontrer efficacement ceux qui ont des besoins en services innovants et ceux qui les créent », déclare Jean-François Bert, président de Music Tech France, à News Tank le 29/10/2019.

« Music Tech France va aussi accompagner ses membres dans les problématiques de financement : il n’y a pas d’innovation sans investissement, et la music tech recèle de nombreux relais de croissance pas assez valorisés. Nous allons donc inviter l’IfcicIfcicInstitut pour le financement du cinéma et des industries culturelles, la BPIBPIBanque publique d'investissement, les fonds d’investissements, les banques, mais aussi la DGMICDGMICDirection générale des médias et des industries culturelles et par la suite le CNMCNMCentre national de la musique à travailler avec nous sur ces enjeux. Nous avons déjà des retours très positifs de nos interlocuteurs et les premiers ateliers sur ces sujets interviendront très vite », poursuit-il.

Créé lors du MaMAMaMAMarché de musiques actuelles le 17/10/2019, Music Tech France compte « une trentaine de membres deux semaines après sa création » (dont QobuzQobuz, Transparency, SoundchartsSoundcharts, The Lynk, Rodrigue,  Music Story et Musicovery). Jean-François Bert revient sur cette initiative pour News Tank.
© D.R.
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Music Tech France a été officiellement créée lors du MaMA, le 17/10/2019. Est-ce la première initiative de regroupement des acteurs de l’innovation dans la musique ?

Il existe d’autres regroupements d’acteurs dans la musique, mais strictement autour de l’innovation, il me semble, oui, que c’est une première. Nous avions créé Méta4, un groupe de travail sur les métadonnées au sein de Cap Digital il y a quelques années, mais cela s’était arrêté là. À plusieurs reprises, nous avons été incités à nous regrouper, pour nous faire entendre et mettre en valeur nos activités, spécificités et besoins. Mais nous étions jusqu’ici tous pris par nos propres activités d’entrepreneurs. Or, les choses se stabilisant dans la vie de nos entreprises, nous avons aujourd’hui plus de temps à consacrer à des actions d’intérêt général. L’association s’est ainsi créée très rapidement, avec des entreprises installées dans le paysage depuis longtemps et de jeunes entrepreneurs pleins de talents, qui se sont rencontrés, comme souvent, grâce à l’extraordinaire travail de l’IRMAIRMA.

L’association a vocation à accueillir toutes sortes de structures dont le projet est lié à l’innovation dans la musique, quelle que soit leur taille et leur ancienneté. Notre objet est la « music tech » au sens large. Nous représentons des structures spécialisées dans les services innovants aux labels, aux ayants-droit, aux plateformes, aux festivals, mais aussi des sociétés travaillant sur le son, les enceintes connectées, les instruments, etc.

Quel est l’objectif de Music Tech France ?

Music Tech France entend, dans un premier temps, être un accélérateur de business. Nous voulons faire en sorte que les gens se rencontrent. Nous estimons à peu près à 400 le nombre de structures qui entrent dans notre périmètre, et qui devraient beaucoup mieux se connaître. Music Tech France, qui compte une trentaine de membres deux semaines après sa création, a vocation à fédérer en quelques mois les 100 structures les plus actives de l’écosystème music tech.

La première de nos études consistera en un chiffrage de la music tech en France, d’un point de vue économique et socialPour favoriser ces rencontres, nous allons organiser des rendez-vous mensuels, auxquels nous convierons nos membres afin de multiplier les synergies et les échanges de bonnes pratiques. Mais nous n’allons pas rester entre nous ! Nous allons instaurer des rendez-vous réguliers avec l’ensemble des partenaires avec lesquels nous interagissons : les acteurs du live, de la musique enregistrée, des plateformes ou de la gestion collective seront conviés pour échanger autour des enjeux de l’innovation. L’idée est de faire se rencontrer efficacement ceux qui ont des besoins en services innovants et ceux qui les créent.

Music Tech France va aussi accompagner ses membres dans les problématiques de financement : il n’y a pas d’innovation sans investissement, et la music tech recèle de nombreux relais de croissance pas assez valorisés. Nous allons donc inviter l’IfcicInstitut pour le Financement du Cinéma et des Industries Culturelles, la BPIBPI France Investissement, les fonds d’investissements, les banques, mais aussi la DGMICDGMICDirection générale des médias et des industries culturelles et par la suite le CNM CNMCentre national de la musiqueà travailler avec nous sur ces enjeux. Nous avons déjà des retours très positifs de nos interlocuteurs et les premiers ateliers sur ces sujets interviendront très vite.

Nous allons également travailler afin d’accroître la visibilité internationale des acteurs français de la music tech, par une présence accrue et plus pertinente sur les grands évènements internationaux, et initier des échanges concrets avec les autres hub étrangers de la music tech. Je pense en particulier que la France doit prendre toute sa place dans la structuration à venir de la music tech européenne.

Évidemment, nous allons aussi faire un travail de ressource pour l’écosystème, en produisant des études. Nous allons être pourvoyeurs de data et d’intelligence sur le secteur. La première de ces études consistera en un chiffrage de la music tech en France, d’un point de vue économique et social. Enfin, nous allons collaborer avec le futur CNM pour que les acteurs de la music tech puissent être pleinement impliqués dans son fonctionnement.

Les relations entre les acteurs de l’innovation et ceux de l’industrie musicale traditionnelle se normalisent-elles, selon vous ?

Les relations s’améliorent, oui, c’est certain, mais elles ne sont pas encore optimales. Music Tech France veut être un endroit où tous les acteurs peuvent se parler et résoudre ensemble des problèmes concrets liés à l’innovation. Une fois encore, nos membres fournissent au quotidien des solutions innovantes aux acteurs du live, de la music enregistrée, aux plateformes, aux sociétés de gestion collective, nous sommes tous parties prenantes du même écosystème, et quand nous co-concevons l’innovation, nos intérêts sont alignés. Parlons-nous !

La music tech a-t-elle du mal à trouver des financements ?

Il peut être pertinent d’accompagner des PME qui souhaitent rayonner internationalement avec des emplois créés en FranceC’est un sujet complexe en effet. Les investisseurs privés français connaissent en général mal la music tech. Souvent, le scénario privilégié, c’est un entrepreneur qui lève des fonds sur un modèle B-to-CB-to-CBusiness to consumer et qui se revend aux Américains au bout de quelques années. C’est bien, mais avec ce modèle, les compétences et les emplois partent rapidement hors de France. Au sein de Music Tech France, nous voulons aussi sensibiliser les investisseurs privés et surtout publics au fait qu’en parallèle à la chasse à la licorne, il peut être aussi pertinent d’accompagner, dans une croissance raisonnée et solide, des PME PMEPetites et moyennes entreprisesqui souhaitent rayonner internationalement avec des emplois créés en France. Dans ce domaine, il y a beaucoup d’outils et de mécanismes vertueux à mettre en place, nous allons être force de proposition.

Présentation
  • Les membres de Music Tech France, au 25/10/20191/3

    Les membres de Music Tech France, au 25/10/2019

    • Transparency
    • Mathilde Neu (consultante)
    • Pims
    • Music Story
    • Reoliñ
    • Playzer
    • TheLynk
    • Audionamix
    • Musicovery
    • Soundcharts
    • Deedo
    • MyOpenTickets
  • Les membres de Music Tech France, au 25/10/20192/3

    Les membres de Music Tech France, au 25/10/2019

    • Tradespotting
    • Gigz
    • Blockchainyourip
    • SoundBirth
    • Rodrigue
    • Listen !
    • Music won’t stop
    • Heeds
    • Orféo
    • Qobuz
    • Klox
    • Artist.live
  • Les membres de Music Tech France, au 25/10/20193/3

    Les membres de Music Tech France, au 25/10/2019

    • Flash Access
    • Moja-Audio
    • Ircam Amplify

Jean-François Bert
Fiche n° 36888, créée le 29/10/19 à 11:14 - MàJ le 29/10/19 à 11:20

Jean-François Bert



Parcours Depuis Jusqu'à
Music Tech France
Président Octobre 2019 Aujourd'hui
Octobre 2019 Aujourd'hui
Fédération des tiers de confiance du numérique
Membre du conseil d'administration Juin 2015 Aujourd'hui
Juin 2015 Aujourd'hui
Transparency Rights Management
Fondateur et directeur général 2010 Aujourd'hui
2010 Aujourd'hui

Music Tech France
Fiche n° 9293, créée le 29/10/19 à 10:56 - MàJ le 29/10/19 à 16:00

Music Tech France

Association ayant pour but de fédérer les acteurs de l’innovation dans la filière musicale
• Créée le 17/10/2019
• Objectif :
- optimiser les synergies techniques et business entre ses membres
- faire connaître leurs savoir-faire en France et à l’international
- renforcer leur visibilité auprès des acteurs de la musique et des institutionnels
• Parmi les membres : Transparency, Qobuz, Reoliñ, The Lynk, Rodrigue, Soundcharts, Music Story, Musicovery, Tradespotting et Playzer.
• Président : Jean-François Bert
• Contact : Mathilde Neu, communication
Tél. : 06 81 01 36 17



Music Tech France
c/o Transparency
9 avenue des granges
69130 Écully - FRANCE
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Fin
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