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« Je veux que, quand un artiste a une idée musicale, il appelle Radio France » (Michel Orier)

News Tank Culture - Paris - Entretien n°96267 - Publié le 21/06/2017 à 17:00
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« J’ai toujours été convaincu de la nécessité de deux orchestres à Radio France. Les missions confiées par la nation à Radio France en justifient l’existence, avec un volume de créations musicales extrêmement important, des missions sur le contemporain, des obligations vis-à-vis des antennes, la nécessité de diffuser cette musique dans les régions », déclare Michel Orier, directeur de la Musique et de la Création culturelle de Radio France, dans une interview à News Tank, le 21/06/2017.

Il note aussi que « la concurrence réelle » entre l’Auditorium de Radio France et les autres salles classiques parisiennes « est très porteuse pour nos quatre formations de haut niveau qui progressent tous les jours » - évoquant l’OPRF Orchestre Philharmonique de Radio France , l’ONF Orchestre national de France , le Chœur et la Maîtrise de Radio France, dans lesquelles les tensions sociales des dernières années sont désormais apaisées.

« On sait à quoi l’on s’attend en prenant la responsabilité des formations musicales de Radio France mais travailler sur la construction d’événements dans la Maison de la radio, c’est un champ complètement vierge », note encore Michel Orier, qui a pris ses fonctions le 01/03/2016. « Aujourd’hui, une partie de mon travail consiste à enrichir le contenu radiophonique car, si les gens ont envie de travailler ensemble, c’est d’une incroyable richesse pour les antennes. Je veux qu’à terme, quand un artiste a une idée musicale, il prenne naturellement son téléphone pour appeler Radio France », dit-il encore, annonçant également « la construction de la plateforme numérique de France Musique » et une forte augmentation des recettes propres de son secteur - « le chiffre d’affaires de la saison 2015-2016 a été de 2,86 millions d’euros et nous terminons la saison 2016-2017 à plus de 3,38 millions (+18 %). »

Michel Orier répond aux questions de News Tank.


Auparavant, Radio France disposait d’un directeur de la musique. Vous êtes le premier « directeur de la Musique et de la Création culturelle ». Que signifie l’extension de ces fonctions ?

Il fallait appréhender en termes d’organisation le fait que la Maison de Radio France s’ouvre désormais pour des manifestations à destination du public, ce qui n’était pas le cas auparavant. Il y a toujours eu des concerts gratuits à la Maison de la Radio, mais l’Auditorium a été créé, le studio 104 a été rénové, la maison est désormais traversante avec de nouveaux pôles de vie ouverts vers l’extérieur (le restaurant et la librairie qui vont être ouverts, l’Agora qui va être refaite) : nous avons aujourd’hui la capacité de programmer des événements qui sont un nouveau visage de ce que Radio France fait quotidiennement sous d’autres formes.

Quelques fois dans l’année, nous pouvons travailler collectivement à des événements qui dépassent l’identité de chaque antenne et ne sont pas nécessairement des concerts. Ainsi, l’exposition « Sgt Pepper’s Experience » rend compte de la pluralité de regards qu’il peut y avoir chez les producteurs de la maison sur cet album, en jouant sur une autre temporalité que la radio. Nous l’avions fait sous une autre forme avec la Nuit américaine (le 04/11/2016, pour l’élection présidentielle aux États-Unis), nous pourrons le faire demain sur Debussy ou sur le Brexit.

C’est  cela que souligne la nouvelle définition du poste et, d’ailleurs, c’est la partie la plus complexe à mettre en œuvre. On sait à quoi l’on s’attend en prenant la responsabilité des formations musicales de Radio France mais travailler sur la construction d’événements dans la Maison de la radio, c’est un champ complètement vierge. J’aimerais par exemple que l’on invente un format de débat interactif sur des sujets que jusqu’ici l’on n’a pas le temps de fouiller à l’antenne. Or, tous les jours, des centaines de journalistes, d’experts, de responsables associatifs ou politiques, d’artistes et d’écrivains - le meilleur de la société française - passent dans cette maison et y apportent une matière incroyable…

La Maison de Radio France s’affirme sur la cartographie de la musique à Paris au moment où la Philharmonie et la Seine musicale émergent. La concurrence entre lieux n’a jamais été aussi forte.

Paris n’était pas une capitale musicale et, bientôt, va dépasser Berlin et Londres en termes de capacités de concerts. »  »

C’est un challenge de tous les jours. Quand le projet d’Auditorium dans cette maison a été conçu, porté et acté, le projet de la Philharmonie n’existait pas puisque la Salle Pleyel devait être la grande salle de la Cité de la musique. Donc l’Auditorium est construit dans la Maison de Radio France et, les choses ayant évolué différemment, deux mois après son ouverture, est inaugurée la Philharmonie ; deux ans et demi plus tard ouvre la Seine musicale ; dans quelques années ouvrira l’équivalent du Jay Pritzker Auditorium dans la fondation Louis Vuitton, et l’on parle d’un auditorium dans le projet de François Pinault à la Bourse de commerce.

Paris n’était pas une capitale musicale et, bientôt, va dépasser Berlin et Londres en termes de capacités de concerts. A Londres, il y a certes cinq grands orchestres mais les salles ne sont pas à ce niveau - le Barbican, le Royal Albert Hall, les salles du Southbank Center, sachant que le projet d’une philharmonie va avoir encore plus de mal à sortir de terre avec le Brexit. Du coup, Paris est sur une trajectoire presque contra-cyclique avec un chapelet de salles nouvelles qui peuvent maintenant attirer les meilleurs musiciens du monde. C’est formidable pour les formations musicales de Radio France car toutes ces salles ont besoin de musique.

Cette concurrence réelle est très porteuse pour nos quatre formations de très haut niveau qui progressent tous les jours. Et il fallait que Radio France rende visible son Auditorium qui, à la différence de la Philharmonie ou de la Seine musicale, n’est pas porté par un geste architectural spectaculaire, même si c’est une des plus belles salles de musique au monde. Nous commençons à y parvenir.

 Êtes-vous parvenu à l’apaisement sur le front de la tension entre les deux orchestres ?  

Il faut entre ces deux orchestres une réelle complémentarité. Cela passe par le choix des directeurs musicaux. Si on choisit Emmanuel Krivine en même temps que Mikko Frank, on est sûr d’avoir deux esthétiques distinctes. »  »

La situation s’était dégradée jusqu’à un réel état de crise, peu avant la grande grève à Radio France au printemps 2015. Les formations travaillaient de manière complètement isolée. Au cours des dernières années, l’OPRF s’était beaucoup développé sous la baguette de Marek Janowski puis de Myung-whun Chung.  Le National, qui avait l’habitude d’être l’orchestre de référence, n’avait pas pris la mesure du fait qu’il était très sérieusement challengé par le Philharmonique. L’absence de coordination des directions musicales était vraiment le sujet : chacun travaillait dans son couloir de nage sans que rien ne soit coordonné, dirigé ou éditorialisé.

Pour ma part, j’ai toujours été convaincu de la nécessité de deux orchestres à Radio France - il y en a cinq à la BBC. Les missions confiées par la nation à Radio France en justifient l’existence, avec un volume de créations musicales extrêmement important, des missions sur le contemporain, des obligations vis-à-vis des antennes, la nécessité de diffuser cette musique dans les régions… À Paris nous travaillons avec l’Opéra Comique, avec le théâtre des Champs-Élysées, avec la Philharmonie, avec le théâtre du Châtelet et sans doute bientôt avec la Seine musicale. Nous sommes constitutifs de la richesse de l’offre musicale.

Mais il faut entre ces deux orchestres une réelle complémentarité. Cela passe par le choix des directeurs musicaux. Et avoir Kurt Masur en même temps que Myung-whun Chung a pu compliquer les choses. Mais si on choisit Emmanuel Krivine en même temps que Mikko Frank, on est sûr d’avoir deux esthétiques distinctes, parce que ce sont deux générations et deux paysages musicaux complètement différents. Nous pouvons alors travailler sur des programmes qui s’emboîtent et font sens, y compris sur la construction d’une saison comme celle qui vient, avec le centenaire de la mort de Claude Debussy. Avec le Philharmonique, le National, le Chœur et la Maîtrise, nous préparons une vingtaine de programmes Debussy, ce qui est une manière unique de travailler dans la profondeur. 

On a l’impression qu’avec Mikko Frank et Emmanuel Krivine, les deux orchestres retrouvent leur ADN : le Philharmonique plus aventureux, la National plus patrimonial…

Au National, Emmanuel Krivine a apporté une nouveauté en arrivant : l’orchestre est disposé selon la position de Désiré-Émile Inghelbrecht, avec les violons de part et d’autre du plateau. »  »

Effectivement, le National est plus un orchestre de tradition et de répertoire, par rapport au Philharmonique qui est plus centré sur le contemporain même s’il doit travailler le répertoire - si un orchestre ne joue pas Malher, Wagner et Bruckner, il ne fabrique pas de son ; il doit donc avoir accès à ces répertoires.

Au National, Emmanuel Krivine a apporté une nouveauté en arrivant : l’orchestre est disposé selon la position de Désiré-Émile Inghelbrecht (fondateur de l’ONF en 1934, NDLR) avec les violons 1 et 2 de part et d’autre du plateau, à jardin et cour, contrairement à la position des orchestres contemporains avec tous les violons à jardin. Dans cette disposition, les violons se répondent, exactement comme on avait écrit les partitions. Emmanuel Krivine assure ainsi la singularité française du son du National, même si cet orchestre fait aussi des concerts-fictions avec France Culture. L’OPRF, au-delà de son prisme symphonique de premier ordre et du répertoire de prédilection de son directeur musical, a vocation à faire plus de création, de crossover avec les antennes, comme le programme Gainsbourg symphonique avec France Inter ou « Hip hop symphonique » pour Mouv’. 

Êtes-vous parvenu à l’apaisement des tensions sociales ?

En ce qui concerne les formations de Radio France - mis à part la Maîtrise -, il y avait plusieurs sujets sociaux sur la table. Pour résumer, nous gardons toutes les formations mais réduisons le nombre de musiciens. Nous étions arrivés à des effectifs qui n’avaient plus de sens : 141 musiciens au Philharmonique, 122 au National et 114 au Chœur. Nous nous sommes donné trois ans pour réduire de 41 postes l’effectif des deux orchestres et du Chœur. Cette réduction est pragmatique : par exemple, on remplace un basson qui part à la retraite mais pas tous les violons. Donc, nous arrivons à 131 musiciens au Philharmonique, 114 au National et 90 au Chœur, c’est un effectif plus raisonnable financièrement mais qui, surtout, a du sens par rapport aux répertoires que nous défendons et qui permet d’être garant du son des formations.

Il a aussi fallu moderniser des accords sociaux qui nous interdisaient - dans le monde d’aujourd’hui - d’être présents dans des champs importants. Deux exemples : la musique de film et les week-ends. Pour le cinéma, nous ne pouvions même pas tenter d’entrer en concurrence avec qui que ce soit : nos prix étaient les mêmes que ceux du London Symphony Orchestra, par exemple, mais nos accords d’entreprise fixaient des pauses de 45 minutes contre 20 pour eux. Le renouvellement des publics passe par notre capacité à pouvoir jouer souvent le week-end pour que les familles viennent avec les enfants. Mais nous n’avions pas assez de dimanches disponibles dans l’année.

Donc, quand je suis arrivé, je n’ai pas cherché à rogner systématiquement les accords d’entreprise mais à défendre ce que je pensais être juste en termes de projet artistique pour les dix ou quinze ans qui viennent. Et alors j’ai mis en discussion les points qui bloquaient. Il ne s’agissait pas de supprimer des avantages mais de parvenir à ne pas se mettre en danger de se voir demander, dans quelques années, la justification d’un orchestre symphonique quand celui-ci ne sera pas sur certains terrains. Par exemple, si le système des décomptes horaires restait le même, nous n’aurions pas pu tourner en région.

Les discussions ont duré trois mois. Elles n’ont pas été toujours faciles, mais les musiciens ont compris qu’il y avait un risque vital à ne pas bouger. Bien sûr, nous avons fait des efforts financiers en augmentant les salaires pour accompagner l’augmentation de la productivité. Mais, objectivement, les syndicats ont fait du chemin. Des musiciens qui ont passé quinze ou vingt ans à travailler leur instrument pour faire ce métier-là ont pour objectif de jouer devant des salles pleines et heureuses qui les applaudissent. Quand ils comprennent que quelque chose peut les empêcher d’y parvenir, ils acceptent de discuter.

C’est aussi l’enjeu du retour des formations de Radio France au cinéma avec Valérian et la Cité des mille planètes de Luc Besson, pour lequel le National et le Chœur ont enregistré la musique d’Alexandre Desplat.

Absolument. Il me semble que ce n’était pas arrivé depuis le Carmen de Dino Risi en 1984.

Au bout du compte, il y a un net surcroît d’activité pour les musiciens.

On l’a négocié. Ils ont une grosse charge de travail mais je suis convaincu que c’est en travaillant beaucoup que l’on améliore la qualité des ensembles. Et je pense qu’ils sont contents de cette dynamique.  

L’avenir proche est-il dégagé de toute échéance sociale ?

L’essentiel est fait. Dans les accords collectifs, le Diable est dans les détails et il surgit parfois des imprévus quand on les met en application. Mais l’essentiel est derrière nous : nous avons signé de bons accords et je pense qu’ils sont là pour durer - certes pas trente ou trente-cinq ans comme les précédents, mais le monde dans lequel nous vivons change plus vite qu’avant.  

Quel est le calendrier pour le remplacement de Sofi Jeannin, qui part diriger le chœur de la BBC ?

Fort heureusement, Sofi Jeannin conserve la direction de la Maîtrise. »  »

Sofi Jeannin quitte le Chœur de Radio France en juillet 2018. Fort heureusement, elle conserve la direction de la Maîtrise. Dans l’idéal, il faudrait que la personne qui la remplace au Chœur arrive pendant l’été 2018, voire à l’automne. C’est un recrutement long pour lequel nous avons repéré deux ou trois personnes. Il faut qu’elles puissent travailler un peu avec le Chœur pour voir si cela fonctionne bien. Le travail de renouvellement a bien été entamé par Sofi Jeannin et ce sera le challenge de son successeur de le mener au bout.  

Quels sont maintenant vos chantiers prioritaires ?

Nous travaillons beaucoup à la construction de la plateforme numérique de France Musique. L’objectif est d’avoir l’équivalent du Digital Concert Hall de la Philharmonie de Berlin, mais en allant au-delà d’un succès d’estime et de prestige que l’on trouve sur tous les canaux mais dont le temps de visionnage moyen d’un concert est de moins de dix minutes. Nous allons essayer d’adapter la forme pour que nos concerts sur le web soient vraiment regardés. Par exemple en extrayant les principaux thèmes des symphonies : si l’on joue la 3e de Brahms, on peut sortir la mélodie dont Gainsbourg a fait Baby Alone in Babylone. À San Francisco, par exemple, Michael Tilson Thomas propose des vidéos très bien faites - de la musicologie comme Leonard Bernstein savait en faire.

Nous allons investir aussi dans un vrai parc de caméras installées à demeure dans l’Auditorium. C’est un challenge pour les salariés de la maison : nous maîtrisons bien le son mais l’image est un domaine neuf. Que franceinfo ou France Inter aient autant de captations très regardées sur le numérique, cela permet aussi à des salariés de travailler sur de nouveaux métiers tout en restant à la radio.  

Vous semblez chercher à inventer de nouvelles formes de spectacles pour la Maison de Radio France ?

Il y a là un gros travail, en effet. Nous ne sommes pas les seuls à inventer et nous devons mieux faire connaître ce que nous faisons de nouveau. Mais nous avons des outils exceptionnels, comme le travail sur le son spatialisé ou la possibilité de croiser des métiers différents. Les concerts fictions en sont un bon exemple, que l’on pourra découvrir cette année au Festival d’Avignon. Par ailleurs, avoir la ressource d’associer des producteurs des antennes sur les concerts à destination du jeune public, cela change complètement le rapport au spectacle, par exemple quand François Morel est le récitant de Pierre et le Loup ou quand Léa Salamé présente un concert.  

Le rapport des antennes avec les formations musicales de Radio France a-t-il changé ?

Mouv’ a fait « Hip hop symphonique » avec le Philharmonique. Même sur Mouv’, il y a de la place pour une rencontre créative entre ces musiciens et ce qui est porté par l’antenne. Il faut se souvenir que si l’on a embauché des musiciens et créé des orchestres dans les radios, c’est parce que le disque n’existait pas. Aujourd’hui, une partie de mon travail consiste à enrichir le contenu radiophonique car, si les gens ont envie de travailler ensemble, c’est d’une incroyable richesse pour les antennes. Je veux qu’à terme, quand un artiste a une idée musicale, qu’il prenne naturellement son téléphone pour appeler Radio France. Nous sommes là pour ça.  

Vous avez lancé un appel à la productivité des antennes ?

On sent que, lorsque l’on s’installe autour de la table pour un projet commun, chacun laisse tomber le maillot de son antenne et pense collectivement. Il nous faut trois ou quatre projets chaque année. »  »

Elles sont averties qu’elles peuvent nous solliciter mais il nous appartient d’arriver à conjuguer des temporalités différentes. À la radio, l’échéance standard est dans trois jours ou dans quelques semaines, rarement plus. Une formation musicale bâtit ses saisons à un an et demi ou à deux ans. Le dialogue nous permet d’avancer.

Nous avons posé des gestes collectifs qui engagent Radio France avant d’être des événements portés par telle ou telle antenne (la fresque sur les vitres du grand hall de la Maison de Radio France, l’automne dernier, la Nuit américaine, l’exposition « Sgt Pepper’s Experience » récemment) qui suscitent de plus en plus les envies des antennes. On sent que, lorsque l’on s’installe autour de la table pour un projet commun, chacun laisse tomber le maillot de son antenne et pense collectivement. Il nous faut trois ou quatre projets comme ceux-ci chaque année.

La plus grande difficulté est de trouver des lieux dans la maison, ce qui sera possible après la réhabilitation des foyers et la traversée par la Nef et l’Agora.

Du point de vue comptable, quelle est la situation, aujourd’hui ?

Dans le contexte budgétaire que nous connaissons, il a fallu diminuer les emplois mais il faut aussi augmenter les recettes propres : c’est-à-dire la billetterie et les ressources des orchestres. Globalement, le chiffre d’affaires de la saison 2015-2016 a été de 2,86 millions d’euros et nous terminons la saison 2016-2017 à plus de 3,38 millions. Pour 2017-2018, nous enregistrons déjà une augmentation de plus de 50 %. C’est une belle courbe de progression.

En ce qui concerne la billetterie, nous terminons la saison 2016-2017 à un peu plus de 3 800 abonnés. Et nous en sommes déjà à plus de 5 000 abonnés pour la saison 2017-2018.

Quant aux orchestres, un événement comme l’enregistrement de la bande originale de Valérian améliore forcément les chiffres ! De manière générale, nous essayons de sortir d’un système dans lequel une formation répète beaucoup pour jouer une fois. Nous essayons maintenant de « doubler » beaucoup plus : reprendre des œuvres jouées le vendredi soir dans des formats courts le samedi ou le dimanche après-midi, mais aussi jouer plus souvent en région. Ces dernières années, on a construit une douzaine de belles salles en région mais il n’y a plus de grands symphoniques qui y tournent, hors les orchestres régionaux. Nos formations vont jouer dans une vingtaine de villes à la saison prochaine. Et nous travaillons à mettre sur pied un partenariat important qui nous permettra d’être encore plus présent au cœur des territoires. Nous devrions pouvoir l’annoncer au mois de juillet.

 

Michel Orier

Date de naissance : 19/03/1958
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Parcours

Radio France
Directeur de la musique et de la création
Festival Radio France Occitanie-Montpellier
Directeur
Label Bleu (label jazz filiale de la maison de la Culture d’Amiens)
Fondateur et producteur phonographique
Inspection Générale des Affaires Culturelles (IGAC)
Inspecteur général des affaires culturelles
Direction Générale de la Création Artistique (DGCA)
Directeur général de la Création artistique
Ministère de la Culture
Conseiller technique en charge du spectacle vivant de Catherine Tasca
Commission nationale sur le jazz et les musiques improvisées
Président
MCA, maison de la culture d’Amiens
Directeur
Festival de jazz d’Amiens
Fondateur et directeur
Salon européen du jazz
Commissaire général

Fiche n° 89, créée le 01/10/2013 à 15:55 - MàJ le 01/08/2022 à 02:23

Radio France

• Groupe radiophonique français, constitué sous forme d’une société anonyme à capitaux publics dont l'État est l’unique l’actionnaire
• Née en 1975 de l'éclatement de l’ORTF.
• Abritée au sein de la Maison de la radio et de la musique (anciennement Maison de la radio) construite en 1963 et inscrite aux Monuments historiques en 2018.
• Réunit les stations France Inter, France Info, France bleu, France Culture, France Musique, Fip et Mouv'
• Missions :
- Radio
- Production musicale
• Chiffres :
- 7 radios nationales disponibles sur tous supports
- 4 formations musicales : Orchestre National de France, Orchestre Philharmonique de Radio France, Chœur de Radio France et Maîtrise de Radio France
Index de l'égalité professionnelle : 98/100 (Index 2022 sur l’année 2021)
• Présidente  : Sibyle Veil
• Directeur de la musique et de la création culturelle : Michel Orier
• Contact : Catherine Doumid, directrice de la communication
• Tél. : 01 56 40 24 51


Catégorie : Média


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Fiche n° 792, créée le 18/12/2013 à 05:26 - MàJ le 07/09/2022 à 10:25