« Le plafond de la taxe ASTP fragilise le modèle du théâtre producteur » (Caroline Verdu, Ekhoscènes)

News Tank Culture - Paris - Entretien n°452011 - Publié le
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Caroline Verdu - ©  François Fonty

« La bonne fréquentation des salles ne signifie pas pour autant que les modèles économiques sont robustes ; au contraire, les risques pris par nos adhérents ont augmenté depuis la crise sanitaire. À Paris, le prix moyen d’une place de théâtre est d’environ 31 euros et nos marges demeurent très faibles, cela réduit mécaniquement notre capacité à absorber les échecs. […] Nous nous battons pour que l’outil économique de la filière, l’ASTP Association pour le soutien du théâtre privé , ne soit pas limité dans ses actions, du fait en particulier du plafond de la taxe sur la billetterie à un niveau inférieur à son rendement. Ce plafond fragilise le modèle du théâtre producteur, qui est avant tout celui qui prend le risque », déclare Caroline Verdu Codirectrice artistique @ Théâtre Hébertot • Vice-présidente @ Ekhoscènes • Directrice @ Théâtre La Pépinière
, directrice du Théâtre La Pépinière Théâtre parisien situé 7 rue Louis-le-Grand dans le 2e arrondissement de Paris• Inauguré sous le nom de théâtre de la Potinière le 03/05/1919 par Saint-Granier et Gaston Gabaroche.• Construit sur… (Paris 2e) et vice-présidente d’Ekhoscènes Syndicat d’entreprises privées du spectacle vivant• Né de la fusion du Prodiss (musique et variétés) avec le SNDTP (théâtres privés) et le Camulc (cabarets), effective depuis le 01/01/2024• Regroupe… , à News Tank le 04/09/2026, à l’occasion de la rentrée théâtrale. « Tout le secteur attend simplement que la taxe payée par l’activité qu’il génère remplisse pleinement sa fonction, à savoir réinvestir ces recettes dans de nouveaux projets », ajoute-t-elle.

Dans le cadre des discussions autour du PLF Projet de loi de finances  2027, Ekhoscènes « plaidera » aussi « en faveur d’une prorogation anticipée jusqu’en 2030 » des crédits d’impôt théâtre et spectacle vivant musical et de variété, dont l’échéance est fixée au 31/12/2027. « Attendre le PLF 2028 pour décider de leur avenir crée une incertitude, alors même que nous préparons actuellement les programmations 2027-2028 », dit Caroline Verdu.

« Nous sommes dans un contexte d’intense bataille culturelle, et la culture doit absolument retrouver sa place dans le débat présidentiel. […] Il est assez frappant de voir que les politiques ne se saisissent pas davantage du sujet de la culture dans toutes ses dimensions : en tant que bien commun, bien sûr, mais aussi comme levier économique pour la France. Il est temps de ne plus considérer la culture comme un simple supplément d’âme. Cette dimension est essentielle, bien sûr, mais la culture ne se résume pas à cela. Ne pas assumer pleinement sa dimension économique conduit trop souvent à ce que notre secteur ne soit pas suffisamment pris en considération, et que ses besoins ne le soient pas davantage », indique-t-elle.

Caroline Verdu, qui revient également sur les enjeux de liberté de création, d’adaptation au changement climatique et de renouvellement des publics, répond aux questions de News Tank, aux côtés de Malika Séguineau Directrice générale @ Ekhoscènes
et Isabelle Gentilhomme Vice-présidente @ Afdas • Secrétaire générale @ Ekhoscènes
, respectivement directrice générale et secrétaire générale d’Ekhoscènes.


Quelles sont les perspectives de rentrée pour les théâtres privés ? Dans le contexte économique actuel, comment continuer à prendre des risques artistiques, à produire des formes ambitieuses avec des grandes distributions ?

Caroline Verdu : Cette rentrée se présente dense et riche avec beaucoup de créations et de nombreuses personnalités à l’affiche, à Paris comme en région. Malgré le contexte et les incertitudes, les acteurs du secteur continuent à investir et à prendre des risques. Les théâtres privés continuent à mettre beaucoup de monde au plateau comme le montre le catalogue  de la rentrée de nos adhérents que nous réalisons chaque saison.

Les théâtres privés continuent à mettre beaucoup de monde au plateau

Par ailleurs, le public est là, et à cet égard le secteur du théâtre privé a montré sa capacité de rebond après le Covid. Mais la bonne fréquentation des salles ne signifie pas pour autant que les modèles économiques sont robustes ; au contraire, les risques pris par nos adhérents ont augmenté depuis la crise sanitaire. À Paris, le prix moyen d’une place de théâtre est d’environ 31 euros (source ASTP) et nos marges demeurent très faibles, cela réduit mécaniquement notre capacité à absorber les échecs.

Lorsque nous lançons un spectacle, nous investissons sans savoir ce qui va se passer, c’est en permanence un saut dans le vide. Et même lorsqu’un spectacle fonctionne très bien, les marges restent limitées. C’est la réalité du modèle de financement du théâtre privé qui repose essentiellement sur la billetterie et donc la prise de risque permanente. C’est pour cela que nous nous battons pour que l’outil économique de la filière, l’ASTP, ne soit pas limité dans ses actions, du fait en particulier du plafond de la taxe sur la billetterie à un niveau inférieur à son rendement. Ce plafond fragilise le modèle du théâtre producteur, qui est avant tout celui qui prend le risque.

Le déplafonnement de la taxe ASTP, demandé depuis plusieurs mois par la profession, sera encore un enjeu des discussions à venir autour du PLF 2027. Quelles sont vos perspectives sur ce sujet ?

Caroline Verdu : Nous sommes pleinement mobilisés. Il faut bien comprendre une chose importante : la taxe ASTP est un mécanisme de mutualisation, ce n’est pas une recette ordinaire de l’État. La taxe est payée par le secteur pour financer le secteur en lui permettant de réinvestir dans la création et la production. C’est précisément ce qui rend la filière dynamique et lui permet de poursuivre son développement. Lorsque son produit dépasse le plafond, comme c’est le cas aujourd’hui, l’excédent est reversé au budget de l’État. Et alors c’est toute la logique initiale du dispositif qui est rompue. Déplafonner ne signifie ni créer une nouvelle taxe, ni augmenter les prélèvements. Aujourd’hui, tout le secteur attend simplement que la taxe payée par l’activité qu’il génère remplisse pleinement sa fonction, à savoir réinvestir ces recettes dans de nouveaux projets. Cela vaut pour l’ASTP, mais également pour le CNM. D’ailleurs, je voudrais rappeler que les plafonds n’existent que pour l’ASTP et le CNM.

Notre demande est simple : permettre à l’ASTP de conserver l’intégralité des ressources générées par l’activité du secteur

Aujourd’hui, notre demande est simple : permettre à l’ASTP de conserver l’intégralité des ressources générées par l’activité du secteur. Le déplafonnement est d’autant plus nécessaire que la situation est telle qu’en 2026, le plafond de la taxe est fixé à 8,5 M€, alors que les recettes prévisionnelles dépassent les 10 M€. Pour rappel, la taxe perçue en 2025 atteignait déjà plus de 9,5 M€.

L’autre enjeu majeur du PLF est aussi d’obtenir la prorogation anticipée des crédits d’impôt théâtre et spectacle vivant musical et de variété, dont l’échéance est aujourd’hui fixée au 31/12/2027. Attendre le PLF 2028 pour décider de leur avenir crée une incertitude, alors même que nous préparons actuellement les programmations 2027-2028. C’est pourquoi Ekhoscènes plaide en faveur d’une prorogation anticipée jusqu’en 2030. Ces crédits d’impôts constituent simplement des dispositifs incitatifs à la prise de risque pour se lancer dans une nouvelle production.

Le crédit d’impôt théâtre reste mal adapté à certaines réalités du secteur

Par ailleurs, il faudra aussi, à un moment ou un autre, se pencher sur les paramètres du crédit d’impôt théâtre, car cet outil reste mal adapté à certaines réalités du secteur, en particulier pour les entreprises du « milieu ». En effet, le crédit d’impôt théâtre impose la présence de six artistes au plateau, or, réunir six artistes sur scène aujourd’hui constitue une prise de risque majeure que peu d’entreprises peuvent assumer.

Isabelle Gentilhomme : La problématique des six artistes au plateau se pose avant tout pour les théâtres producteurs de petites jauges. À la différence du CISV Crédit d’impôt sur le spectacle vivant qui est orienté vers l’émergence, le crédit d’impôt théâtre a été à l’origine principalement axé sur l’emploi. Mais encore faut-il que le critère emploi soit compatible avec un équilibre économique atteignable. Ce qui nous paraît incohérent, c’est d’imposer six artistes au plateau dans une salle de 200 places, où l’équilibre économique est pratiquement impossible à atteindre. Alors que, potentiellement, dans une salle de 1 000 places, il pourrait être requis un nombre d’artistes au plateau bien supérieur. Nous souhaiterions donc pouvoir ouvrir des discussions sur ce critère, mais notre priorité est aujourd’hui la prorogation du CIT Crédits d’impôt théâtre sans changement paramétrique, dans le contexte budgétaire et politique que l’on connaît. La discussion sur ce critère d’emploi interviendra dans un second temps.

L’ASTP a connu une réforme de ses aides, entrée en vigueur le 01/01/2026, quel premier bilan en faites-vous en cette rentrée ?

Caroline Verdu : Il est encore trop tôt pour dresser un bilan de cette réforme. Nous sommes encore en train de prendre connaissance et d’appréhender les nouveaux dispositifs de l’ASTP. Ce que je peux dire aujourd’hui, c’est que cette réforme semble aller dans le bon sens. Anne-Claire Gourbier Directrice générale @ Association pour le soutien du Théâtre Privé (ASTP)
Diplômée de l’IEP de Paris et de l’ESSEC.
, directrice générale de l’ASTP, et David Roussel Président @ Association pour le soutien du Théâtre Privé (ASTP) • Codirecteur @ Théâtre des Béliers Parisiens • Codirecteur @ Théâtre des Béliers Avignon
David Roussel codirige également la sociét…
, son président, sont particulièrement mobilisés pour observer la manière dont la réforme s’applique concrètement aux entreprises, identifier ce qui fonctionne, ce qui manque encore. Le ministère de la Culture travaille également aux côtés de l’ASTP dans cette phase d’observation et d’ajustement.

Comment abordez-vous l’échéance de la présidentielle 2027 ? Entendez-vous faire des propositions aux différents candidats et candidates déclaré(e)s ?

Caroline Verdu : Nous sommes dans un contexte d’intense bataille culturelle, et la culture doit absolument retrouver sa place dans le débat présidentiel. La culture n’a rien d’anecdotique, ni en matière d’emploi ni en matière de contribution au PIB Produit intérieur brut de notre pays ; les chiffres démontrent que son poids économique est loin d’être marginal. Il est assez frappant de voir que les politiques ne se saisissent pas davantage du sujet de la culture dans toutes ses dimensions : en tant que bien commun, bien sûr, mais aussi comme levier économique pour la France. Il est temps de ne plus considérer la culture comme un simple supplément d’âme. Cette dimension est essentielle, bien sûr, mais la culture ne se résume pas à cela. Ne pas assumer pleinement sa dimension économique conduit trop souvent à ce que notre secteur ne soit pas suffisamment pris en considération, et que ses besoins ne le soient pas davantage.

Ekhoscènes travaille actuellement à l’élaboration d’un plaidoyer en vue de l’élection présidentielle de 2027 et nous lancerons un cycle d’auditions avec les candidats, au début de l’année 2027. Notre responsabilité sera de porter la voix du spectacle vivant privé, de ses entrepreneurs présents sur tout le territoire qui prennent des risques de plus en plus importants dans un monde en transition, pour que la création, dans tous ses formats, reste vivante, diverse et accessible. Nous rappellerons aussi aux hommes et femmes politiques que leur rôle n’est pas de promouvoir ou d’écarter des œuvres en fonction de leurs convictions idéologiques, mais bien de garantir les conditions d’existence des œuvres, partout en France.

Il est plus que temps que la Culture fasse partie d’un programme politique

Malika Séguineau : Les industries culturelles et créatives sont une filière avec des entreprises, des entrepreneurs, des emplois, de la valeur créée, des exportations, de l’innovation. Je voudrais ici rappeler quelques chiffres tirés du dernier Panorama des Industries Culturelles et Créatives Publié le 10/12/2025 à 17:50
La valeur ajoutée des industries culturelles et créatives en France progresse de 20 % entre 2019 et 2024, passant de 35,7 Md€ à 43,1 Md€, selon le 4e « Panorama des ICC » EY/We Are Creative publi…
(publié par EY avec le ministère de la Culture en décembre 2025), qui a confirmé que les ICC sont un moteur de croissance pour l’économie française, un laboratoire d’innovation et l’un des leviers les plus puissants du rayonnement international du pays.

Les ICC Industries culturelles et créatives contribuent à hauteur de 2,9 % au PIB français, une contribution de 43 milliards d’euros de valeur ajoutée qui est deux fois supérieure à celle de l’industrie pharmaceutique, à celle de la construction aéronautique et spatiale et à celle de l’industrie automobile. Cette valeur ajoutée des ICC a crû de 21 % en 5 ans, une progression plus rapide que la plupart des autres industries en France. Les ICC représentent près de 600 000 emplois directs, et si l’on considère les emplois indirects et induits, on atteint plus d’un million d’emplois équivalent temps plein. C’est une filière dont l’effet d’entraînement dépasse largement son propre périmètre : chaque euro de valeur ajoutée directe génère 1,13 euro de valeur ajoutée indirecte et induite dans d’autres secteurs : le tourisme, le commerce, la restauration, les transports. Il est plus que temps que la culture fasse partie d’un programme politique.

Isabelle Gentilhomme : En matière d’emploi, il est important de rappeler que notre secteur du spectacle vivant privé ne crée pas uniquement de l’emploi intermittent - ce à quoi on nous résume souvent -, mais également de l’emploi permanent. Rappelons aussi que nous employons très souvent des intermittents sur de très longues périodes.

Ces dernières années, la liberté de création et de programmation est devenue un enjeu majeur, auquel est confronté le spectacle vivant privé. Quelles actions concrètes attendez-vous de la part du ministère de la Culture ?

Caroline Verdu : Je suis toujours interloquée de voir qu’en 2026, en France, la liberté de création est un sujet. La liberté de création n’est pas quelque chose de négociable. Cela concerne les artistes, les producteurs, les programmateurs, les exploitants, mais avant tout les citoyens, la cité et la vie dans la cité. Il faut permettre aux citoyens de se faire leur propre opinion, de voir ce qu’ils ont envie de voir, d’écouter ce qu’ils ont envie d’écouter et de lire ce qu’ils ont envie de lire.

La liberté de création n’est pas quelque chose de négociable

Malika Séguineau : Par ailleurs, nous disposons d’outils, et en particulier d’une loi qui protège la liberté de création. L’enjeu est de veiller à ce que cette loi soit pleinement appliquée.

L’été 2026 a été marqué par une succession d’épisodes caniculaires, qui ont notamment empêché la tenue de festivals de musique. Comment le secteur du théâtre privé a-t-il traversé ces épisodes caniculaires et comment appréhende-t-il plus globalement les aléas climatiques ? Quelles adaptations peuvent être envisagées pour l’avenir ?

Caroline Verdu : La plupart des théâtres sont des bâtiments historiques qui ne sont pas du tout adaptés aux nouvelles contraintes climatiques et qu’il devient donc difficile d’utiliser, voire impossible, en particulier pendant les périodes de canicule. Nous avons donc connu des moments difficiles, pouvant aller jusqu’à l’annulation de représentations.

La plupart des théâtres sont des bâtiments historiques qui ne sont pas du tout adaptés aux nouvelles contraintes climatiques

Le changement climatique est une réalité dont nous devons nous saisir, au même titre que l’ensemble des citoyens. Nos adhérents sont naturellement sensibles à ces questions. Au sein d’Ekhoscènes, nous travaillons activement sur ce que sera la culture de demain et sur la manière de construire un modèle plus raisonné et plus responsable, notamment sur le plan écologique. Il y a sans doute des choses qu’il faudra faire évoluer, voire réinventer. Faudra-t-il adapter les horaires ? L’organisation du travail ? Nous n’avons pas encore toutes les réponses. Mais ce sujet fera l’objet d’une réflexion dans les mois à venir, pour envisager le printemps et l’été prochains plus sereinement, que ce soit pour le public, les artistes ou encore les techniciens, que l’on oublie parfois alors qu’ils ont énormément souffert lors des épisodes de chaleur cet été.

Malika Séguineau : Les festivals de plein air sont la partie la plus visible de l’iceberg, d’abord parce que l’adaptation aux conditions météorologiques fait partie de leur ADN, ensuite parce qu’ils rassemblent beaucoup de spectateurs sur un site. Historiquement, les festivals étaient les plus directement exposés aux aléas climatiques. Ils jouent naturellement un rôle de sentinelles et expérimentent les premières réponses. Le plein air n’a pas attendu cet été pour être exposé aux aléas climatiques : cela fait des années qu’on en parle et que des événements y sont confrontés. Mais cette année, l’intensité s’est nettement renforcée.

Dans le secteur de la musique, nous avons déjà engagé plusieurs chantiers, notamment à travers le projet M.A.T.R.I.C.E Publié le 31/01/2025 à 15:00
Ekhoscènes annonce le lancement du projet M.A.T.R.I.C.E (« Musiques Actuelles en Tournée : Recherche et Innovation pour la Coopération et l’Écoconception »), un dispositif de recherche-action pour…
. S’agissant du secteur des théâtres, Ekhoscènes a organisé une journée avec plusieurs adhérents pour mieux cerner leurs problématiques et leurs besoins spécifiques ; car on ne transforme pas un théâtre historique imbriqué dans la ville comme on travaille sur l’adaptation d’un Zénith. L’ASTP mène ses propres travaux de son côté, et nous échangeons plus globalement avec le ministère de la Culture dans le cadre d’une réflexion inscrite dans la durée. La réponse au dérèglement climatique devra se construire à plusieurs niveaux. En revanche, il n’est évidemment pas question d’accepter comme solution l’arrêt de nos activités pendant plusieurs mois de l’année. Ce n’est pas la bonne réponse. L’adaptation au changement climatique, c’est ce qui nous permet de faire face à ce qui arrive déjà et à ce qui arrivera demain. Mais il faut aussi agir sur l’atténuation : les deux volets sont complémentaires, et c’est bien sur ces deux fronts que nous travaillons.

Vous dites travailler à « ce que sera la culture de demain », or réfléchir à demain, c’est aussi se poser la question du renouvellement des publics. Qu’en est-il de cet enjeu dans les théâtres privés ? De quel(s) levier(s) disposez-vous aujourd’hui pour donner envie à la jeunesse de venir au théâtre ?

Caroline Verdu : Depuis plusieurs années déjà, les choses ont évolué, et même sensiblement : le public du théâtre s’est largement rajeuni. Les études réalisées par l’ASTP le montrent. Le levier économique est évidemment important pour attirer les plus jeunes. À cet égard, je rappelle qu’à Paris, pour les moins de 26 ans, une place de théâtre coûte 10 euros. Mais ce n’est pas le seul facteur. Nos programmations se sont également rajeunies d’une certaine manière. Ce mouvement se fait parallèlement au renouvellement générationnel à l’œuvre à la direction des théâtres. Nous sommes une génération plus jeune de directeurs et producteurs de théâtre et abordons naturellement des sujets qui nous concernent davantage. Forcément, ces thématiques trouvent aussi un écho auprès d’un public plus jeune. Cela se voit dans nos salles : les jeunes sont là !

Caroline Verdu


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Parcours

Théâtre Hébertot
Codirectrice artistique
Ekhoscènes
Vice-présidente
Théâtre Daunou
Directrice

Fiche n° 44409, créée le 24/09/2021 à 14:19 - MàJ le 04/09/2026 à 15:13

Ekhoscènes

Syndicat d’entreprises privées du spectacle vivant
• Né de la fusion du Prodiss (musique et variétés) avec le SNDTP (théâtres privés) et le Camulc (cabarets), effective depuis le 01/01/2024
• Regroupe « plus de 600 entrepreneurs de spectacles »
(producteurs de spectacles, exploitants de salles de concert, directeurs de théâtres ou cabarets, diffuseurs et organisateurs de festivals)

• Missions :
- Représenter, promouvoir et défendre les intérêts des entrepreneurs du spectacle vivant privé
- Mener des négociations afin que les lois et règlements applicables au secteur prennent en compte les particularités du spectacle vivant privé
- Contribuer au débat public en produisant des rapports et des études prospectives
- Soutenir l’activité de ses adhérents via ses services juridiques, économiques et institutionnels
- Animer le réseau de ses adhérents et contribuer à la dynamique du maillage territorial, notamment via les représentants du syndicat dans les 13 régions de France

• Bureau :

Pôle musique et variété

  • Olivier Darbois (Corida), président
  • Aurélien Binder (Fimalac Entertainment - Pleyel Gestion), vice-président et trésorier
  • Christophe Davy (Radical Production)
  • France Allègre (La Cigale)
  • Julien Lavergne (AZ Prod)
  • Olivier Cauchon (Diogène Productions)
  • Marie Sabot (We Love Green)
  • Pierre-Alexandre Vertadier (Décibels Productions)
  • Sophie Hazebroucq (Ruq Spectacles)

Pôle Théâtre

  • Caroline Verdu (Théâtre Pépinière), vice-présidente
  • Laurent Bentatata (Stage Entertainment - Théâtre Mogador)
  • Camille Torre (Acmé)

Pôle cabaret

  • Philippe Lhomme (Crazy Entertainment), vice-président
  • Jean-Victor Clerico (Bal du Moulin Rouge)
  • Isabelle Lichtfouse (Cabaret La Belle Entrée)

• Directrice générale : Malika Séguineau (depuis octobre 2017)
• Secrétaire générale : Isabelle Gentilhomme (depuis janvier 2024)

• Contact :
Ana Martinez, directrice de la communication et des relations institutionnelles
• Tél. : 01 42 65 73 13


Catégorie : Groupement professionnel


Adresse du siège

23 rue du Renard
75004 Paris France


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Fiche n° 73, créée le 27/09/2013 à 13:23 - MàJ le 16/10/2026 à 15:26

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