« La directive droit d’auteur, si elle est adoptée, aura forcément un effet domino » (J.-M. Jarre)

Paris - Publié le vendredi 29 juin 2018 à  9 h 00 - n° 123603 « Si l’on veut que le patrimoine culturel européen soit au niveau de celui d’hier, il faut s’en donner les moyens. C’est la raison pour laquelle la directive sur le droit d’auteur qui doit être prochainement votée est au cœur du sujet. Qu’est-ce qui a fait que Verdi a terminé sa vie de manière décente et que Mozart a terminé la sienne dans la misère ? L’un avait des droits d’auteur, l’autre pas. Ce qui se joue, c’est le futur des créateurs de notre continent, de notre culture, et du rayonnement de nos artistes », déclare Jean-Michel JarreJean-Michel Jarre, compositeur, interprète et président de la CisacCisacConfédération Internationale des sociétés d'auteurs et compositeurs, en introduction de la conférence « Patrimoine culturel en Europe : lier le passé et le présent », organisée au Parlement européen à Bruxelles le 26/06/2018.

« Comme par hasard, YouTube lance son service payant à deux jours du vote européen. Cette appli, bien sûr, ne change rien au fond : elle ne règle pas la situation de YouTube. C’est du lobbying indirect, qui prouve que notre voix commence à se faire entendre. Vous entendez depuis quelques jours des gens vous dire qu’une telle réglementation tuerait le marché du numérique. Une réglementation permettant aux créateurs de percevoir une rémunération équitable ruinerait donc des sociétés faisant des milliards de dollars de chiffre d’affaires ? Soyons sérieux, l’avenir pour le monde numérique ne vaut que si celui-ci prend en compte ceux qui contribuent à le créer », poursuit-il.

« Nous avons de grandes ambitions pour la culture, comme expression et création de notre identité européenne dans toute sa diversité, mais aussi comme levier de création d’emplois et de croissance économique. N’oublions pas que l’industrie culturelle fait travailler plusieurs millions de personnes en Europe. C’est pourquoi dans le prochain budget européen, nous proposons d’augmenter la force de frappe du programme Europe Créative, dédié à la culture européenne, en développant des synergies avec d’autres programmes, comme le fonds Invest You, qui permettra de mobiliser des investissements privés en faveur des PMEPMEPetites et moyennes entreprises de la culture et de la création, ou le programme Pour une Europe numérique, qui participera elle aussi à la transformation numérique du secteur du patrimoine culturel », déclare pour sa part Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne.

News Tank résume également les prises de paroles de Daniel Barenboim, pianiste et chef d’orchestre, et d’Antonio Tajani, président du Parlement européen.
© News Tank
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« Culture et numérique doivent aller ensemble. Mais pas à n’importe quel prix » (J.-C. Juncker, président de la Commission européenne)

  • « On prête à Jean Monnet une phrase, selon laquelle s’il avait du reprendre la construction et l’aventure européennes, il aurait commencé par la culture. Mais il n’a jamais prononcé cette phrase, même si cela aurait pu être le cas, tant cette phrase lui ressemble.
  • Cette phrase met à nu un vice de construction européenne. La nécessité est grande d’insister chaque jour sur ces valeurs européennes qui constituent notre patrimoine culturel européen, qui fondent l’humanité et la solidarité européenne.
  • Cette solidarité fait partie du pacte fondateur de l’Union européenne. Elle se construit et s’invente chaque joue à nouveau. Cette solidarité s’est souvent fissurée ces dernières années. Au moment où je vous parle, ces fissures se poursuivent et les fragilités augmentent. Au moment même ou nous devons formuler une réponse européenne cohérente à la crise migratoire. Souvent je me dis que ces ruptures de solidarité sont dues au fait que nous nous connaissons assez mal, les uns les autres.
  • Lorsque j’étais enfant, je suivais des cours portant sur la connaissance de mon pays, le Luxembourg. L’année européenne du patrimoine culturel représente en quelque sorte les cours que je suivais lorsque j’étais enfant, mais à l’échelle européenne. C’est l’occasion de mieux connaître notre Union, dans toute sa diversité de pays et de peuples, qui sont profondément attachés à leur terroir, à leurs paysages, à leurs traditions, mais qui ont le choix de s’unir et de coopérer. Sachant que chacun d’eux aurait infiniment plus à perdre qu’à gagner en s’isolant des autres.
  • C’est parce que l’Europe est faite de toutes ces diversités qu’elle est plus riche que d’autres ensembles. C’est aussi l’occasion de méditer sur cette performance unique accomplie par l’Europe : imposer la paix sur un continent aussi longtemps martyrisé et déchiré par les guerres et conflits. Cela a été possible grâce au génie des générations qui nous ont précédé, et qui ont fait, au milieu des années 40, de cette prière “plus jamais la guerre” une philosophie et un programme.
  • L’Europe, c’est plus qu’un grand marché intérieur, plus que des relations commerciales et que la monnaie unique. Je me refuse à faire partie de ceux qui considèrent que l’Europe, c’est l’argent. L’intégration européenne, c’est d’abord un rassemblement quotidien de la diversité des forces et des talents. C’est tout ceux qui grâce au programme Erasmus+ ont la possibilité de découvrir un autre pays. Des millions d’Européens ont participé à ce programme. C’est la meilleure réponse que l’on peut offrir à la bêtise et à la stupidité des égoïsmes nationaux, du repli sur soi et du rejet de l’autre.
  • Plus les jeunes européens voyageront, plus ils découvriront les autres : leur tradition, leur passé, leur histoire, leur espoir… C’est la raison pour laquelle la Commission européenne a décidé de doubler le budget affecté au programme Erasmus+ dans le cadre du prochain budget pluriannuel, en lui affectant 30 Md€ contre 14,7 Md€ auparavant. Ce n’est pas de l’argent perdu mais un investissement dans l’avenir de l’Europe. Nous avons de grandes ambitions pour les jeunes, qui sont l’avenir de l’Europe.
  • Mais nous avons aussi de grandes ambitions pour la culture, comme expression et création de notre identité européenne dans toute sa diversité, mais aussi comme levier de création d’emplois et de croissance économique. N’oublions pas que l’industrie culturelle, un terme que je n’aime pas beaucoup, fait travailler plusieurs millions de personnes en Europe. C’est pourquoi dans le prochain budget européen, nous proposons d’augmenter la force de frappe du programme Europe Créative, dédié à la culture européenne, en développant des synergies avec d’autres programmes, comme le fonds Invest You, qui permettra de mobiliser des investissements privés en faveur des PME PMEPetites et moyennes entreprisesde la culture et de la création, ou le programme Pour une Europe numérique, qui participera elle aussi à la transformation numérique du secteur du patrimoine culturel.
  • Culture et numérique doivent aller ensemble. Mais pas à n’importe quel prix. Il faut de l’harmonie. Tous les créateurs, que leur travail soit diffusé en ligne ou hors ligne, doivent être rémunérés équitablement. C’est pourquoi nous avons proposé une harmonisation des règles européennes relatives au droit d’auteur. Nous voulons établir une intersection vertueuse entre égalité de droits pour tous les créateurs, préservation de la liberté d’expression sous toutes ses formes, et développement des plateformes européennes en ligne. J’espère que les législateurs parviendront rapidement à un accord sur notre proposition.
  • Au moment où l’Europe écrit une fois de plus son avenir, nous devons commencer par la culture. La culture européenne contribue au rayonnement de l’Europe à travers le monde. La culture européenne se distingue par le fait que la moitié du patrimoine culturel mondial se situe en Europe. En promouvant et en respectant la culture, nous nous respectons nous-mêmes. »

    Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne

« N’oublions jamais que dans un smartphone, la partie “smart“, c’est nous, les créateurs » (J.-M. Jarre)

  • « Le terme de patrimoine a trop souvent une connotation poussiéreuse et passéiste : on pense aux vieilles pierres, aux bâtiments anciens, à des vestiges des temps révolus… Je suis un artiste que l’on présente souvent comme un pionnier de la musique électronique. Vous ne serez donc pas étonnés que ma vision du patrimoine soit une vision dynamique, numérique et tournée vers l’avenir.
  • Je ne suis pas ici simplement pour partager les préoccupations des acteurs de la culture et du patrimoine. Ces préoccupations nous concernent tous. Dans chaque famille européenne, il y a un enfant, un frère, une sœur, une mère, qui rêve de devenir photographe, graphiste, écrivain, cinéaste, musicien, et qui passera à côté de ses rêves si on ne détermine pas un modèle économique juste pour le 21e siècle et pour la nouvelle manière dont on diffuse la culture dans le monde.
  • Si l’on veut que le patrimoine culturel européen soit au niveau de celui d’hier, il faut s’en donner les moyens. C’est la raison pour laquelle la directive sur le droit d’auteur qui doit être prochainement votée est au cœur du sujet.
  • Qu’est-ce qui a fait que Verdi a terminé sa vie de manière décente et que Mozart a terminé la sienne dans la misère ? L’un avait des droits d’auteur, l’autre pas. Ce qui se joue, c’est le futur des créateurs de notre continent, de notre culture, et du rayonnement de nos artistes.
  • Depuis 20 ans, l’évolution d’Internet a révolutionné notre vie, et bien sûr il faut s’en réjouir. Il ne s’agit pas de stigmatiser les grands acteurs d’Internet et de dire que les GAFA GAFAGoogle, Apple, Facebook et Amazon.sont nos ennemis, mais au contraire qu’ils doivent devenir nos interlocuteurs et nos partenaires potentiels.
  • N’oublions pas que les créateurs sont d’une certaine manière les actionnaires virtuels de ces sociétés, qui se développent et s’enrichissent grâce à notre contenu créatif. Il est donc indispensable de définir un cadre législatif, pour pouvoir entrer en négociation avec des plateformes comme YouTube, qui se définissent comme des plateformes de stockage, d’archives, et non comme des plateformes de contenus.
  • La loi permet aujourd’hui qu’elles ne paient pas de droits, ce sur quoi ces plateformes jouent depuis des années. Il y a 20 ans, des jeunes gens fans de musique et de cinéma, ont développé ces outils extraordinaires sur Internet, qui sont devenus les géants du Web. Ils n’ont pas pris en compte les dommages collatéraux qu’ils pouvaient engendrer. Ce qui constitue une menace si on ne règle pas les choses.
  • Et ceux qui sont contre le fait de réglementer Internet au nom de la liberté d’expression sont comme ceux qui refusaient le code de la route au nom de la liberté de circulation au début de l’automobile.
  • La valeur de la création a été transférée à ceux qui distribuent les créations, c’est tout le problème. Paradoxalement, les industries créatives n’ont jamais été aussi prospères, en termes d’emplois et de chiffre d’affaires. Mais le noyau de ces industries, le cœur du réacteur, n’a jamais reçu aussi peu. Il faut rééquilibrer cet effet de distorsion. Au côté des médias traditionnels sont apparus de nouveaux médias sur le Web qui distribuent des contenus créatifs. Ce dont nous parlons, c’est de déterminer un cadre législatif pour que les auteurs de contenus que ces médias diffusent puissent continuer à vire de leur travail.
  • Le monde regarde l’Europe aujourd’hui. La directive, si elle est adoptée, aura forcément un effet domino. L’Europe, tant bousculée ces dernières années, a aujourd’hui l’occasion de démontrer sa pertinence. Sans quoi, on passera à côté des prochains Almodóvar, Coldplay ou Houellebecq.
  • Depuis quatre ou cinq ans, nous sommes face à des gens qui nous tapent dessus, à coup d’arguments qui ne tiennent absolument pas. Certains lobbys très puissants assiègent le Parlement ainsi que le Congrès, à Washington, pour dire que la notion de propriété intellectuelle est un concept poussiéreux et obsolète. C’est tout le contraire, le droit d’auteur est indépendant de tout lobby, et le droit le plus intemporel qui soit : il n’est pas plus attaché à un support physique qu'à un support numérique, mais attaché à l’œuvre elle-même, quel que soit le support par lequel elle sera diffusée dans le futur.
  • Plus grave, ces lobbys voudraient faire croire que nous sommes opposés à la technologie et à la liberté d’expression : c’est proprement scandaleux. Les créateurs sont ceux qui imaginent le futur et qui se servent des techniques de leur époque pour pousser leur création dans la modernité.
  • Ce qui est encore plus inacceptable, c’est qu’être partisan du respect de la propriété intellectuelle serait une atteinte à la liberté d’expression et une forme de censure. C’est exactement l’inverse. Ne pas donner les moyens minimum à un créateur de s’exprimer, ça, c’est la forme ultime de censure.
  • Les artistes sont souvent maladroits ou gênés de parler de la valeur de leur création, de la défendre, ils ont besoin du législateur. Le droit à la propriété intellectuelle est l’un des droits fondamentaux comme l’écologie il y a 30 ans. On pourra survivre dans ce siècle à la condition qu’on évolue en bonne intelligence avec la nature et la technologie, à condition que l’on s’en donne les moyens.
  • En parlant de liberté, voulons-nous être des colonisés numériques ? Je me souviens de la tournée du président de Google visitant certains chefs d’État européens, et spécialement d’une photo prise avec François Hollande après que Google ait donné quelques millions d’euros pour soutenir la presse en France. Avec tout le respect que je dois à la fonction de notre ex-Président, cela m’a fait penser à Cortés devant le chef des Aztèques, distribuant de la verroterie et des alcools bons marché aux colonisés numériques que nous pourrions devenir.
  • Il faut éviter que YouTube constitue un monopole abusif, qui à terme empêcherait la diversité des offres. Sinon, on se rapprochera du “1984” de George Orwell : écoutez, regardez, lisez ce qu’on vous dit, et votez ce que l’on vous dit de voter… Tout l’enjeu est là.
  • L’Afrique et les pays émergents sont encore bien plus vulnérables que nous sur le plan de leur identité culturelle et de l’avenir de leur langue. Le continent africain, la Chine, les créateurs du monde entiers et même les États-Unis regardent en ce moment ce qui se joue au Parlement européen.
  • L’Europe a toujours donné l’exemple en matière de respect de la culture, et du respect de la liberté d’expression. Aujourd’hui plus que jamais, il ne faut pas faiblir. À terme, il en va de la protection des langues, de nos identités culturelles et de la diversité. Respectons la diversité et la création : un roman, un film, une musique ou une peinture ne sont pas des pots de yaourts ou des produits jetables.
  • Les plateformes Internet veulent avoir le monopole du “cool“ et de l’ère du temps, en prétendant que la moindre réglementation serait rétrograde. Mais affaiblir le patrimoine culturel à venir et affamer les créateurs, c’est tout sauf “cool“, et tout sauf dans l’ère du temps.
  • La notion de propriété intellectuelle a mis près d’un siècle à devenir un concept accepté par chacun. Internet a 20 ans, nous sommes dans la préhistoire du numérique, il est normal que cette réglementation se fasse dans une sorte de chaos. C’est encore le Far West.
  • Nous avons perdu la bataille du hardware : tous les grands outils d’information et de diffusion sont américains et asiatiques. L’Europe a l’obligation de ne pas perdre la bataille du software, celle du contenu.
  • Comme par hasard, YouTube lance son service payant à deux jours du vote européen. Cette appli, bien sûr, ne change rien au fond : elle ne règle pas la situation de YouTube. C’est du lobbying indirect, qui prouve que notre voix commence à se faire entendre.
  • Vous entendez depuis quelques jours des gens vous dire qu’une telle réglementation tuerait le marché du numérique. Une réglementation permettant aux créateurs de percevoir une rémunération équitable ruinerait donc des sociétés faisant des milliards de dollars de chiffre d’affaires ? Soyons sérieux, l’avenir pour le monde numérique ne vaut que si celui-ci prend en compte ceux qui contribuent à le créer.
  • Comment imaginer que payer les créateurs soit synonyme de censure ? Pour conclure, ce que nous voulons aujourd’hui est très simple : donnez-nous les moyens de nous asseoir à la table des négociations afin que les créateurs européens puissent recevoir une part équitable des revenus générés par la diffusion et la distribution des contenus créatifs sur Internet. N’oublions jamais que dans un smartphone, la partie “smart“, c’est nous, les créateurs. »

    Jean-Michel Jarre, compositeur, interprète et président de la Cisac

« Quel autre continent que l’Europe peut se targuer d’une telle richesse culturelle ? » (D. Barenboim)

  • « 75 ans après la fin de le deuxième guerre mondiale, alors que réapparaissent des velléités nationalistes, faire vivre l’idée d’une Europe pacifique et ouverte est sans doute notre plus grand défi.
  • Ce qui a défini l’Europe tout au long de son histoire, c’est la culture et l’importance que nous lui avons accordée. Quel autre continent peut se targuer d’une telle richesse culturelle ? La montée du nationalisme est en grande partie liée au mécontentement, parfois justifié, vis-à-vis de la mondialisation. Celle-ci a un effet homogénéisant sur la culture, qui risque d’annihiler l’une de nos plus grandes forces : la diversité.
  • Le nationalisme n’est pas la bonne réponse à cette menace. Le patriotisme, c’est être fier de son pays, mais le nationalisme vise à exclure l’autre. Si vous êtes sûrs de vos valeurs et de votre culture, vous pouvez entrer en contact avec d’autres et apprécier la leur. C’est ce dont nous parle l’universalisme, qui est bien meilleure que la mondialisation. En Europe, cela fait trop longtemps que l’on met l’accent sur l’aspect économique. L’idée d’un espace partagé a été quasiment abandonnée.
  • En tant que musicien, j’ai passé ma vie entière à aller à la rencontre d’autres cultures. C’est un privilège immense mais c’est quelque chose qui doit être encouragé. Nous devons encourager les citoyens à tenter ce genre d’expérience.
  • Je suis triste car l’enseignement de la musique a quasiment disparu des programmes scolaires traditionnels, où que ce soit. Pourtant, la musique est l’un des meilleurs moyens pour développer les fonctions cérébrales des enfants. Malheureusement, les contacts avec la musique sont raréfiés, alors qu’elle devrait être traitée comme les mathématiques ou la littérature en matière d’enseignement scolaire.
  • Un des grands défis auquel nous sommes confrontés, c’est un paysage numérique en mutation constante. Là aussi l’art et la culture doivent être mis en exergue et défendus. J’ai enregistré mon premier disque il y a 64 ans, en 1954. Cet enregistrement et des dizaines de millions d’autres sont disponibles en un clic et dans le monde, c’est un progrès fantastique !
  • Néanmoins, nous devons faire en sorte que la culture soit protégée et que l’on puisse la transmettre aux générations à venir. La directive sur le droit d’auteur est une bonne initiative, qui permettra justement de lier le passé et le présent, en comblant le transfert de valeur qui s’opère sur les plateformes en ligne. Il faut que les investissements dans la musique, quelle qu’elle soit, soient protégés.
  • Internet offres des avantages incommensurables pour tout le monde. J’ai entendu un enregistrement de Falstaff datant de 1936, avec Arturo Toscanini à la baguette. C’est une des interprétations des plus magiques que j’ai jamais entendue. Cela était impossible avant le numérique. Mais il est essentiel que les revenus soient au rendez-vous sur des plateformes comme YouTube.
  • L’UEUEUnion européenne doit saisir la chance de revenir aux idéaux d’une union de la culture, dans laquelle nos histoires œuvrent à un avenir européen partagé. »

    Daniel Barenboim, pianiste et chef d’orchestre

« S’assurer que chaque région d’Europe soit attractive et développe son potentiel » (A. Tajani)

  • « La créativité et la culture sont au cœur de l’histoire européenne, elle sont le témoin prestigieux de son génie. La culture, c’est notre identité.
  • Nous ne devons pas avoir peur d’aller à la rencontre d’autres cultures. Plus nous serons fiers de notre histoire, plus nous pourrons dialoguer avec les autres. Seuls les faibles ont peur des autres.
  • La moitié du patrimoine mondial de l’Unesco UnescoOrganisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la cultureest en Europe. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’Europe est à l’avant-garde des industries culturelles et créatives. Pour chaque emploi direct dans la culture, 27 emplois indirects sont créés.
  • Protéger notre créativité, c’est soutenir les jeunes qui souhaitent devenir écrivains, chefs… C’est créer une offre culturelle en évitant un nivellement par le bas.
  • La créativité demande des investissements, et doit être correctement rémunérée. On ne peut plus accepter que notre culture soit exploitée par les géants du Web sans compensation. L’Europe a un devoir, celui de s’assurer que le marché digital fonctionne correctement avec, en face, une protection du droit d’auteur appropriée.
  • Où que vous alliez dans le monde, l’Europe est toujours un synonyme de beauté et de style. Nous sommes un leader incontesté au niveau mondial. L’héritage culturel de l’Europe est une force. Le nombre de touristes internationaux va doubler dans les années à venir, notamment sous l’impulsion de l’Asie. Des touristes avec un pouvoir d’achat élevé.
  • La mode, le design et la gastronomie que l’Europe produit peuvent être une source d’exportation sans fin, avec des retombées dans tous les domaines de l’économie. Il est fondamental de s’assurer que chaque région d’Europe soit attractive et développe son potentiel.
  • L’innovation est un moyen de renforcer ce potentiel. La révolution numérique, adaptée à des secteurs comme celui des musées par exemple, peut permettre de revitaliser notre patrimoine commun.
  • Bien plus que l’économie, la culture est le ciment qui nous relie les uns aux autres. C’est plus que notre passé, c’est notre futur. Notre héritage culturel est une opportunité. Si nous ne mettons pas la culture au cœur de notre projet, nous ne pourrons pas réaliser le rêve européen. »

    Antonio Tajani, président du Parlement européen
Fiche n° 271, créée le 27/09/13 à 13:23

Parlement Européen

• Organe de l’Union européenne élu directement par les citoyens.
- 751 députés y représentent les 500 millions de citoyens de l’Union européenne.
- Députés élus tous les cinq ans par les électeurs des 28 États membres.
• Président : Antonio Tajani, depuis le 17/01/2017

Les membres de la commission Culture et Éducation pour la législature 2014-2019 :
• Petra Kammerevert (Allemagne), présidente
Andrea Bocskor (Hongrie), vice-présidente
Mircea Diaconu (Roumanie), vice-président
Helga Trüpel (Allemagne), vice-présidente
Stefano Maullu (Italie), vice-président
Isabelle Adinolfi (Italie)
Dominique Bilde (France)
Nikolaos Chountis (Grèce)
Silvia Costa (Italie)
Damian Draghici (Roumanie)
Angel Dzhambazki (Bulgarie)
Jill Evans (Royaume-Uni)
María Teresa Gimenez Barbat (Espagne)
Giorgos Grammatikakis (Grèce)
Andrew Lewer (Royaume-Uni)
Krystyna Maria Lybacka (Pologne)
Stetoslav Hristov Malinov (Bulgarie)
Curzio Maltese (Italie)
Morten Messerschmidt (Danemark)
Luigi Morgano (Italie)
Momchil Nekov (Bulgarie)
John Procter (Royaume-Uni)
Michaela Šojdrová (République tchèque)
Martin Sonneborn (Allemagne)
Yana Toom (Estonie)
Sabine Verheyen (Allemagne)
Julie Ward (Royaume-Uni)
Bogdan Brunon Wenta (Pologne)
Theodoros Zagokaris (Grèce)
Bogdan Andrzej Zdrojewski (Pologne)
Milan Zver (Slovénie)

• Contact : Cornelia Marina Gusa, en charge des relations avec la presse au Parlement pour les questions culturelles



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